l'ETOILE DE LA SOLITUDE (le livre)
J'ai le plaisir de vous présenter mon premier livre.
Enfant de Birmanie(peint une deuxième fois avec une plus belle couleur et plus de temps)
LA FLEUR DU TEMPS
Dans une contrée lointaine et paisible, la lumière du soleil rayonne et baigne dans le bleu du ciel. L’aspect du paysage est sans cesse refaçonner par le temps et par les changements climatiques.
Une étendue de forêts chatoyant de couleur couvre secrètement le velours des lichens.
Le ciel s'assombrit progressivement, les nuages flottent au dessus des montagnes, menaçant et inquiétant. Fascinée et terrifiée, une petite fleur au destin fastidieux aussi merveilleuse qu'étonnante, grelotte mais reste éperdument passive.
Une coulée de brume dévale la pente de la colline en effaçant la lumière du jour tandis que le fracas du tonnerre retentit aussitôt.
Les animaux de la forêt pris à dépourvue par cet orage fuient et se réfugient comme ils peuvent, dans la quiétude pour échapper au mauvais temps persistant.
Si la montée des eaux s'avère être un refuge pour la vie aquatique, elle est par conséquent un spectacle terrifiant et dévastateur pour toute autre vie sur terre.
L'explosion démesurée des torrents résonne vigoureusement alors qu'une déferlante vague d'eau recouvre subitement les plaines en inondant la vallée.
La petite fleur est prise soudainement dans un tourbillon de boue destructrice mais quoi qu'il arrive l'âme du monde restera toujours intacte. Malgré cette course effrénée contre les éléments en furie, le sol se dévoile, les champs refleurissent et les rayons du soleil pénètrent dans le cœur de la terre pour que la vie renaisse à nouveau.
Une cigale captivée par l’élégance de ses pétales et de ses couleurs attrayantes s’avance lentement vers elle d’un regard curieux et se met prodigieusement à chanter.
C'est l'été, malgré la sécheresse et les pluies diluviennes, l'irrésistible petite fleur jubile et sa volupté reste aussi intacte et éclatante.
Le temps passe, les saisons défilent et le contour de ses pétales aussi intrigants que resplendissants brille à l'affût du soleil. Le monde est subjugué par sa beauté, les fées aux ailes lumineuses survolent sans cesse les prairies évitant les branches des arbres pour venir admirer la jolie petite fleur.
Plus tard, ceux sont les nymphes des bois et celles des forêts qui viennent contempler et s'émerveiller devant elle. Un petit lutin immobile et curieux respirant le parfum des florifères le regarde et le sourit
Tout là haut, un aigle se laisse flotter et guider par l'air transitoire de l'indécis mais subrepticement le spectre du rapace se jette dans le vide et arriver au bord d'un précipice, ralentit son vol, plane et fonce inébranlablement sur une proie défiant la loi de la jubilation affective. Un profanateur méditatif voulant brouter et goutter aux pétales appétissante de la petite végétale
La rumeur ne cesse jamais alors la grâce et l'agilité de l'aigle réussi à faire fuir la petite marmotte.
Les feuilles tombent unes à unes sur le sol jusqu'à ce que les branches soient entièrement dénudées.
Un vent glacial étire son voile désabusé d'Automne très loin, au delà des sens.
Les champs sont vides, les fleurs n'y sont plus et les étoiles ne brillent plus. Pourtant devant ce paysage dépravé et mélancolique, la petite fleur subsiste toujours, courtisée et parfois jalousée.
Elle est si belle et tellement pure, alors serait-ce par son innocence gracieuse qu'elle reste aussi intact quelque soit le temps?
La vie est imprévisible, le reflet de la lune montre aux uns et aux autres l'étendue d'une dimension souvent réelle et parfois irréelle.
Sur la surface scintillante des sommets enneigés, le blizzard emmène dans sa masse démesurée l'hostilité des flocons exaltés. Tout en bas, la plaine scintille d'une blancheur éclatante où la vie semble éteinte. Dans un silence immobile, les arbres sont dénudés, leurs feuillages se sont envolés. Les ruisseaux sont gelés, ils ont emprisonnés avec eux d'innombrables créatures.
Soudain le temps se gâte, les nuages s'épaississent et descendent des cieux.
Plus tard, tandis que la tempête de neige persiste sur les hauteurs, les eaux se figent créant des sculptures irrationnelles. La vie deviennent alors encore plus dur pour tous les animaux de cette contrée.
Les mois passent et la glace fini par fondre, le printemps était attendu avec impatience.
L'eau se libère de l'emprise de la glace, les cours d'eau deviennent des torrents qui s'immiscent ensuite dans les rivières immodérée et considérable.
Le bruit des cascades rugissante enthousiasme et apaise les esprits désenchanté du monde des êtres vivants, les animaux se réjouissent de cette renaissance.
Au milieu de l'extravagant amas de neige restant, une petite fleur aux milles couleurs laisse échapper l'évidente parfum de la vie.
Secouant ses pétales, sa frénésie est adulée à l'ivresse de l'ode.
Le soleil brille, les nuages se sont évaporés et un arc-en-ciel impavide et frémissant de nuance dévoile sa carnation féerique au monde de la forêt. Les champs refleurissent de nouveau, dévoilant toute leur arôme et leur beauté.
Pourtant les feuilles se mettent à se cacher brusquement, les branches frémissent à l'approche d'un être maléfique. Le chant mélodieux des oiseaux s’atténue et se meurt.
C'est un homme portant un fusil et prêt à tuer sans état d'âme.
Les animaux apeurés et déstabilisés se courbent, se cachent et s'enfuient dans un désarroi total.
Un coup de feu retentit, la mort est ressentie et l'air est asphyxié par l'odeur transparente du sang. L'esprit d'un être innocent a quitté son corps pour aller vers un autre monde, un lieu inconnu que les vivants sont prohibés.
Un lutin suit par mépris les pas dérangeants de l'homme parsemés de sang qui le conduit à la petite fleur abimée et écrasée par le passage et la lourdeur du méprisant chasseur machiavélique.
Serait-ce la fin des mésaventures de la petite fleur qui est torturée par une tragédie dérisoire, impunie et abjecte?
Fébrile et presque abattue, son courage s'estompe et se dissout en même temps que sa pensée qui s’épuise inévitablement.
Au clair de lune, caressée par les mouvements fluorescente de l’aurore boréale flottant dans le ciel, les animaux déchirés par cette exaction imprescriptible sortent des bois afin de s’approcher de la tragédie. Un être mystique les accompagne, c’est une Dryade. Une vertu inébranlable semble éclairer l’altruisme qui s’échappe de sa conscience. Mi-femme et mi-plante, elle s’approche avec aisance de la malheureuse.
La resplendissante reine de la forêt vêtue de lianes, de feuilles et de fleurs, consulte minutieusement la plante fragilisée dont la vie semble vouloir la quitter. Elle la caresse, lui parle et la berce de sa douce voix. Ne s’apercevant d’aucun changement, elle parsème alors sur elle une poussière enchantée. Mais rien ne se passe, dépitée et limitée par ses pouvoirs de protectrice de la nature, elle pleure aussitôt les larmes de la tragédie engendrant autour d’elle une frénésie coléreuse.
L'agonie finale et l'achèvement d'une vie précaire semble toucher à sa fin lorsque près d'elle, une tige naissant de la terre s'élève et s'abaisse aussitôt sur la petite fleur.
Alors une fleur aussi éblouissante que rayonnante, en pleine éclosion parsème sa clairvoyance sur la fragile créature meurtrie et comme par enchantement elle est réanimée et s'ouvre à la vie.
Ainsi, malgré la tourmente et la pérégrination du temps, elles se sont aimées et vécurent heureuses jusqu'à la fin des temps sans jamais se fanées ni flétrir.
Leur histoire et leurs péripéties sont contées par les grands sapins aujourd'hui encore après tant d'années d'insouciances et de vie pleinement vécue.
(Tout droit réservé à l'auteur. En cas d'utilisation de mes peintures ou de mes textes, informez-moi. Œuvres protégées, tout droit de reproduction interdit. Soumis au code de la propriété intellectuelle. Certaines photos dans mes textes ne m'appartiennent pas, je les retirerai sans attendre si leurs auteurs me le demandent. Merci!)

















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