RECITART

31 août 2018

Un article dans le télégramme concernant mon livre "l'étoile de la solitude".

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28 août 2018

Dans les bois du sombre crépuscule

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Huile sur toile

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Le miroir de l'âme

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Huile sur toile 50/60 cm

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Le jardin des fleurs

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Ma version personnelle de l'Origine du Monde

Huile sur toile

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03 juillet 2018

l'ETOILE DE LA SOLITUDE (le livre)

l'étoile de la solitude (9)

 

Présentation du livre

      Sõljin est né dans une contrée reculée de la Suède. Dès son plus jeune âge, il souffre d'un mal qui ne cesse de tourmenter son esprit. Ses parents sont contraints de quitter leur pays pour le bien-être de l'enfant et s'installent dans le sud de la France. Sõljin grandit et rencontre Wendine, une jeune fille en quête de bonheur. Il en tombe amoureux et les jeunes gens s'installent ensemble.

      Mais le destin sait se montrer cruel : plus tard, il jouera au couple un mauvais tour. Par amour, la jeune femme s'éteindra et trouvera refuge dans un monde meilleur. Désespéré, Sõljin est alors livré aux troubles liés à sa maladie.

      Ce même destin placera sur sa route de belles rencontres, qui changeront son quotidien de fort belle manière. Sõljin est avide de connaissances. Sa nature le pousse à vouloir percer les secrets de l'univers. D'ailleurs sa vie elle-même est jalonnée de mystères. Il finira par être confronté à de plus grands mystères, inaccessibles à la raison. 

      L'auteur nous fait découvrir dans ce roman plusieurs destinées, liées et partagées entre l'amour, l'amitié, la joie, la détresse... Il a su rassembler habilement des éléments essentiels et révéler avec subtilité la personnalité de chaque protagoniste, pour obtenir un récit surprenant et riche en émotions. L'étoile de la solitude se situe dans la ligne de « Chloris et le pêcheur de Cancale ».

    Couverture de page réalisée par l'auteur (huile sur toile)

   Les lecteurs peuvent l’acheter sur amazon

 

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02 juillet 2018

l'ETOILE DE LA SOLITUDE (chapitre 6) Louna : révélations

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   Soudain, sans qu'elle s'y attende, une lionne sauta sur le capot de la jeep. Elle adopta un comportement agressif, les vibrisses hérissées, les plis sur le nez et les dents sorties. Des gouttes de sang du buffle coulaient de sa puissante mâchoire. Louna demeura immobile, figée par la peur et collée au siège. Elle tremblait de manière incontrôlable et voulait crier, mais sa voix resta muette. La jeep n'avait pas de toit, seul le pare-brise faisait obstacle au félin. Cela n'allait pas le retenir. Plus rien n'était en mesure de sauver Louna d'une mort atroce. Elle allait se faire dévorer vivante.

      La lionne s'approcha d'un pas. Elle laissait couler de la salive sur le volant et fixa sa proie qui ne clignait plus des yeux. La jeune femme pouvait sentir son souffle et son haleine. Elle était à portée des crocs. Pourtant, aussi mystérieux qu'était le monde impitoyable des animaux de la savane, le fauve, en proie à une grande frayeur, recula et s'enfuit à toutes grandes enjambées. Quelque chose l'avait effrayé. Louna regarda derrière elle, il n'y avait rien, aucun animal susceptible de faire fuir la lionne, aucun humain.

      C'est alors qu'elle sentit un souffle chaud derrière sa nuque. Il y avait une présence dans l'habitacle de son véhicule. C'était une présence protectrice, bienveillante. Ce moment surnaturel offrit à Louna le courage de faire demi-tour et de trouver la protection des Massaïs dans leur camp.  

      Derrière elle, rassasié, le lion dominant alla se reposer à l'ombre. Il laissa les autres membres du clan se repaître de la chair du buffle. La férocité des prédateurs laissa place à l'unité du groupe social. Ils quittèrent ensuite les lieux, le ventre rempli. Sans plus attendre, les charognards se précipitèrent sur la carcasse déjà entamée. Les hyènes se servirent en premier. Puis vint le tour des chacals, des vautours et des marabouts d'Afrique. Rien ne fut laissé, hormis la tête et les os. Tout avait été entièrement nettoyé. Le calme revint aussitôt.

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l'ETOILE DE LA SOLITUDE (chapitre 5) Éloïse : le souffle d'une vie

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     Suite à cette impitoyable nouvelle, Éloïse se sentit trahie une nouvelle fois. Le départ d'Elena de sa vie avait été difficile. Celui d'Éléonore allait avoir des conséquences désastreuses sur sa destinée. Son attachement à la jeune femme avait été tissé par le fil manifeste de l'amour, et l'amour lui avait brisé le cœur. Elle était effondrée.

      Éloïse se sentait perdue. Elle errait sans but dans la ville où elle habitait. Et parfois, elle restait dehors toute la nuit sans pouvoir fermer l’œil, sans pouvoir oublier celle à qui elle vouait des sentiments d'une infinie tendresse.

      Au cinquième jour, après le départ d'Éléonore, Éloïse prit la voiture pour évacuer ses peines et roula de manière aléatoire. Elle arriva par hasard à Marville. Elle se gara plus loin, au plan d'eau de l'Othain, et continua son errance à pied. À part un homme qui s'adonnait au plaisir de la pêche avec son fils, l'endroit semblait paisible.

      Le plan d'eau de l'Othain était ceinturé d'une forêt de feuillus, de landes et de broussailles. Des compétitions de pêche à la carpe et au brochet y étaient prisées.

      Lorsqu'une personne a le cœur brisé, elle recherche d'office la solitude. Elle sait pourtant que cet isolement aura un effet déplorable sur son état mental, pourtant elle y tient. Cette décision effective conforme à une intention est programmée dans nos gènes. C'est ce qui rend la nature humaine fascinante.

      Dans cette solitude objective, Éloïse se sentait bien et en même temps, harcelée par les souvenirs de son passé avec Éléonore et Elena, elle éprouvait un pincement dans son cœur. À force de réfléchir, de penser et de repenser, elle finit par se perdre dans ses propres réflexions. La voilà prise par de violentes crises de regret. Son âme en détresse recherchait à la fois l'éloignement d'avec ses semblables et du réconfort.

      Comme les mots du silence, éclairée par la lumière du soleil, sa faculté de discernement se détachait progressivement de ses sens. L'amour avait le pouvoir de déstabiliser ses victimes. Il pouvait même leur faire perdre la raison et leur faire commettre l'irréparable. Éloïse était devenue sa proie. Il n'allait plus la lâcher. Sans l'aide de quelqu'un sur qui compter, sa vie allait se briser comme l'éclat d'un verre. Et rares sont les fois où un verre puisse être recollé. En général, lorsqu'on casse un objet, il ne sert plus, on le jette. Lorsqu'un cœur se brise, vu de l'extérieur, il n'y a rien qui nous montre son état intérieur et pourtant en réalité, il est irrécupérable. Éloïse était sur le point de laisser son cœur se rompre complètement.

      Décidément, l'amour est insaisissable. Il a un côté pile et un côté face, un côté lumineux et un côté sombre, un côté positif et un autre négatif : c'est l'équilibre des forces. Dans un seul sentiment, subsistent deux variations de force de contre-mesure. C'est la conséquence qu'engendre une réaction. C'est l'ordre et le chaos. La réaction négative est égale à une conséquence négative. Une réaction positive équivaut à une conséquence positive.  

 

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l'ETOILE DE LA SOLITUDE (chapitre 4) Sõljin : rêves interdits

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    Sõljin, quant à lui, se rappelait les histoires qu'il inventait, les rêves qu'il faisait, mais pas toujours ses conversations avec les personnages de son imaginaire. Ce matin-là il se sentit triste, incroyablement triste. Il avait assisté à la mort de l'héroïne principale de ses débordements parapsychiques. Il avait suivi les épisodes de sa vie depuis sa naissance et aujourd'hui, elle n'était plus. Elle n'allait plus hanter ses rêves et ses visions.

      Au départ, ses rêves étaient tendres et merveilleux et au fil de ses évolutions, ils devinrent sombres, presque chaotiques. Il s'impatientait de regagner ses rêves, là où il les avait quittés et en même temps, il appréhendait de ne plus jamais revoir la jeune princesse elfe, bannie par son propre peuple et assassinée par la race humaine. Qu'était devenu son fils, si jeune et si vulnérable ? Il ne savait pas ce qui l'attendait, ce qu'il allait rencontrer. Quelle allait être la suite de son aventure ? Tant de questions, mais pas de réponses, pas tant qu'il ne reprendrait pas la suite de ses visions. Et pour cela, il fallait qu'il bascule dans l'inconscience.

      Il devait arrêter de penser à tout cela et s'efforcer de rencontrer des gens. C'était dimanche. Il sortit de chez lui pour profiter du soleil radieux. Il marcha dans la rue et au bout d'une demi-heure, il s'arrêta brusquement. « Je suis resté trop longtemps cloîtré dans ma solitude. Ma vie est synonyme de privation. Je refuse de continuer à vivre en totale autarcie dans la nuit la plus sombre. Je dois me laisser guider vers la lumière. Mais qui saura m'apporter cette lumière ? »

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l'ETOILE DE LA SOLITUDE (chapitre 3) Elena : ma seule aimée

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 Là-bas, au pied des grands pics, s'éveillait peu à peu sous les premières caresses du soleil le monde de l'infini tandis que plus loin, le fleuve disparaissait dans la forêt. La lune s'effaçait à regret devant l'aurore, suivant la fuite du passé, du présent et de l'avenir. Elena avait acquis un jour la conscience du vivant, mais le souffle glacial de l'hiver la projeta dans la vallée de l'angoisse et des larmes.

      Elle avait souvent été seule, désespérément seule. C'est donc par expérience qu'elle réfuta l'idée de revivre cette solitude qui l'avait tant privée du bonheur. Sauf que personne n'est en mesure de prévoir d'avance ce qui va se passer dans l'avenir. Personne ne contrôle vraiment son destin. Et le destin se montra impitoyable.

      Les semaines passèrent, les deux jeunes femmes faisaient dorénavant chambre à part. Il y avait très peu de discussions entre elles.

      Un samedi matin, à l'aube, pour décompresser, Elena alla se promener en ville. Elle voulait respirer l’air frais matinal. Elle entra dans un parc déserté par les enfants et s'installa sur un banc. Elle avait pour seule compagnie le chant des oiseaux. Le jour exhalait de douces mélodies. Elle aurait voulu être ailleurs, au plus près des nuages, au sommet d'une montagne couverte par la neige éternelle, dans la cordillère des Andes. Ce lieu lui manquait. Et en cet instant, ce n'est que dans son imagination qu'elle parvenait à voyager et à trouver la paix intérieure. 

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l'ETOILE DE LA SOLITUDE (chapitre 2) La frénésie des sentiments, au delà de l'amour

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Cette nuit-là, à l'abri du froid, Éléonore s'endormit paisiblement. Elle ne fit aucun rêve. L'aube se dévoila majestueuse, sa chaleur remplaça celle du feu qui s'était éteint depuis longtemps. Sa lumière se fit de plus en plus forte, de plus en plus éblouissante, au point de réveiller la jeune femme de sa léthargie. Lorsqu'elle sortit de la tente pour s'étirer, elle constata qu'elle n'était pas seule. Deux jeunes femmes s'étaient emmitouflées dans leur sac de couchage, près du feu. « Qui sont-elles ? Quand et comment sont-elles arrivées là ? » Éléonore ne fit aucun bruit et décida d'attendre leur réveil pour défaire sa tente. En attendant, elle grignota tout en observant le paysage en contrebas.

      Les bourgeons luisaient sous les premiers rayons du soleil, qui transpercèrent les nuages pour venir éclairer les gouttelettes d'eau. Elles suintaient des feuilles. Plus haut dans le ciel, un couple d'aigles virevoltait au gré des courants ascendants, à la recherche de petites proies, cachées sous le taillis et les hautes herbes.

      Éléonore se sentait bien. Elle écoutait le bruissement furtif et paisible des ruisseaux. La nature reprenait vie après un long ensommeillement. Elle dévoilait l'étendue de sa beauté. Les montagnes étalaient leurs silhouettes au monde d'en bas, leurs crêtes recouvertes de neige éternelle. « C'est une belle journée pour éprouver la mort. Le monde dans lequel j'irai vivre au-delà de ma propre vie ressemblerait-il au nôtre ? »

 

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l'ETOILE DE LA SOLITUDE (chapitre1) Wendine : l'étoile céleste de la solitude

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      Wendine ne perçut pas la traîtrise de l'amour venu s'infiltrer au sein de leur famille. Il avait pris son père en étau et ses étreintes sur lui étaient tenaces. C'est en observant le sourire disparu des lèvres de sa mère et ses yeux qui dévoilaient une impérissable tristesse que la jeune fille comprit que quelque chose n'allait pas. Elle put capter toute la souffrance qui s'était logée dans ses yeux. La vie qu'elle avait connue jusqu'à cet instant avait perdu toute sa logique.      

      Elle essayait parfois de réconforter sa mère en lui apportant un peu de sa chaleur. Elle avait beau rechercher des mots qui sauraient la toucher, comment une si jeune enfant pouvait-elle rivaliser avec la puissance de l'amour ? Les mots qu'elle prononçait n'avaient aucune emprise sur l'ébauche de l'amour. Sa mainmise sur le père engendrait inévitablement la douleur et le désespoir chez la mère. De par son jeune âge et en manque d'arguments, Wendine savait très bien qu'elle s'y prenait mal. Et comme tout parent responsable, sa mère l'incita à ne pas s'immiscer dans leur discorde.

      Un soir, après une violente dispute, son père claqua la porte sans se retourner et prit la voiture. Les paroles furent brutales et les conséquences irréversibles. Les nuages déversèrent la tristesse des dieux sous un ciel chargé de pluie, et la stridulation du grillon se tut.

      À l'aube, profitant de l’accalmie et se laissant bercer par la brise matinale, Wendine sortit dans le jardin. Elle fut accueillie par un arc-en-ciel. Les fleurs dansèrent et laissèrent échapper une profusion de senteurs, d'arômes et de parfums mielleux. Les premiers insectes pollinisateurs faisaient le plein de nectar, tandis que plus loin, virevoltaient ici et là quelques papillons. La jeune fille contempla les nuages qui disparaissaient au loin et les lumières naissantes du ciel orangé. Elles étaient douces et belles. La frontière entre la nature et l'homme céda sous un jour nouveau.

 

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02 novembre 2017

Un article paru le 2 Novembre 2017 dans le journal le petit bleu

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30 septembre 2017

Le royaume des peuples oubliés, tome 1 - Délénia et la princesse guerrière. En version numérique

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Disponible sur Amazon

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23 septembre 2017

J'ai le plaisir de vous présenter mon 3eme livre : "Le royaume des peuples oubliés", tome1 - Délénia et la princesse guerrière

 

couverture du livre

 Tout savoir sur le livre

Eïleen est une jeune princesse elfique qui au nord de Norroisia, dans le royaume de Délénia. Assoifée d'indépendance, elle se montre parfois capricieuse, malgré son cœur altruiste. Son père, le roi Ewäld, fait tout pour la protéger de la dangerosité du monde extérieur. Après la mort de sa mère, Eïleen cherche un exutoire à sa tristesse en apprenant à manier l'épée. Talentueuse, elle souhaite devenir la plus grande guerrière que le monde ait connu.

Eïleen vit dans un univers dangereux, elle sera confrontée à des ennemis redoutables, des animaux très rares et des créatures de légende. Son histoire dans toute sa beauté et sa noirceur évoque l'épopée nordique, les conflits entre différentes civilisations. La nature humaine est ainsi dévoilée : les hommes, avides de pouvoir, ont toujours mené des incursions pour acquérir la richesse et la terre des autres. Telle est la vie que nous connaissons. Le destin d'Eïleen aura un impact pour la survie de son peuple, qui connaîtra la lumière ou l'obscurité.

Dans ce troisième ouvrage, l'auteur passe du roman fantastique à l'héroïc fantasy. David Virassamy reprend la mythologie nordique à un moment de son histoire et y intègre la vie d'Eïleen. Il nous fait partager un monde de mystères, de coutumes, de guerres et de magies qui confèrent à leur utilisateur des pouvoirs hors du commun. Si vous avez aimé Chloris et le pêcheur de Cancale, vous adorerez la saga du royaume des peuples oubliés.

 

 

            Illustration de couverture

         David Virassamy

         Huile sur toile 38/46 cm

         recitart.canalblog.com

 

« Le royaume des peuples oubliés: Délénia et la princesse guerrière », est désormais disponible en livre broché dans la boutique Amazon. Les lecteurs peuvent l’acheter* ici.

 

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Le royaume des peuples oubliés (tome1) Délénia et la princesse guerrière

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Extrait du chapitre 4

            Deux longues années passèrent sur la terre des hommes, il est dit que le monde était né avec le conflit du ciel et de la terre, du feu et de la mer. Soif de pouvoir et de sang, les guerres étaient donc inévitables, elles amenaient toutes sortes de souffrance et de désolation sur leur passage. Ainsi, après plusieurs générations de calme et de paix, un ennemi venant d’une autre contrée arriva à Norroisia par l'est. Voguant sur une longue distance de navigation, il toucha terre, avec pour unique but celui de tout détruire.

          Ne connaissant ni la peur ni la pitié, ces combattants pillards massacrèrent tous les hommes qu'ils rencontraient, violèrent leurs femmes et réduisirent chaque enfant en esclavage. Telle était la loi du plus fort. Les hommes avaient de grands rois qui dirigeaient de vastes territoires et leurs armées venaient se briser au contact de l’adversaire. Ils essayèrent de protéger leurs biens, leurs richesses et leurs descendants sans toutefois y parvenir. L'ennemi les priva de tout. Leur royaume fut réduit en cendres.

          Défaits, ces rois se mettaient à genoux en suppliant d’épargner la vie de leurs familles, mais le pardon n’existait pas pour les envahisseurs. Ainsi toute une lignée de nobles disparut en l’espace d’un instant. Cet ennemi progressa rapidement dans les terres puis, contre toute attente, reprit la mer. Il contourna le sud en empruntant le passage entre les îles de Jutland et Norroisia pour réapparaître ensuite à l'ouest, à la frontière d'Enthésia. Ce long détour semblait n'avoir aucun sens et pourtant, il avait un but précis.

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Le royaume des peuples oubliés (tome1) Délénia et la princesse guerrière

 

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Extrait du chapitre 5

          De gros nuages continuaient à cacher le soleil, rendant le combat plus laborieux. L'épée d'Eïleen était maintenant couverte d’une couleur rouge vif et son poids avait changé, comme si sa lame avait emprisonné l’âme de ses victimes. La jeune elfe, elle aussi rouge de sang, commençait à se fatiguer et l'ennemi, toujours aussi nombreux, reprit le dessus. Dès l'instant qu'elle s'affaiblit et que son courage défaillit, ses coups d'épée perdirent de leur tranchant. Elle puisa dans ses dernières forces alors qu'Anyia recevait une flèche en pleine jambe.

          Malgré la douleur, la courageuse princesse continuait à se battre. Pourtant il y a bien une limite que même le plus vaillant des guerriers ne pourrait dépasser et, tôt ou tard, l'ennemi en profiterait. De nombreux corps d'hommes et d'elfes gisaient autour des deux princesses, ils baignaient dans une mare de sang.

          Silgûren était blessé de toute part, le sang s’échappait de ses coupures et ruisselait le long de son corps. Dépourvu de force et incapable de continuer à se battre, il tomba à genoux, s’avouant vaincu. Son adversaire souleva sa hache et s'apprêtait à mettre un terme à ses souffrances.

          À quelques pas, profitant du déclin des forces alliées, un jeune barbare bondit sur Eïleen en la basculant au sol. Il souleva son arme pour la priver à jamais de sa vie. Étrangement, même si son cœur battait très vite, l'Elfe de Délénia n’avait plus peur de mourir. Elle allait être libérée de toute la vision épouvantable qu'elle avait eue depuis son arrivée sur ces terres. Elle ferma les yeux un court instant, puis les rouvrit afin de voir le tranchant de la hache s’abattre sur elle et affronter sa fin comme une véritable skjaldmö.

          « C'est donc ici, sur ces terres, que s'achève le chapitre d'une époque paisible ? La trêve est bafouée par un ennemi venu d'ailleurs. Je suppose qu'il y a un temps pour la paix et un autre pour la guerre ! Je me rends compte de la fragilité de notre existence, mais peu importe, mon âme partira pour le Royaume des Ombres. Je veux mourir digne, comme mes ancêtres, comme faisaient les valkyries sur le champ de bataille, l'arme à la main. C'est un privilège auquel je tiens ! Je veux que mon père soit fier de moi. Si seulement la perte de ma vie pouvait rétablir la paix et permettre le retour de la lumière sur terre ! Hélas, c'est véritablement la fin ! »

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Le royaume des peuples oubliés (tome1) Délénia et la princesse guerrière

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Extrait du chapitre 10

          Comme à son habitude, le vieux Heïmnäk supervisait le bon déroulement de la chasse. Il se dévoilait en fin connaisseur de la forêt et y vivait en symbiose avec elle. Quelques pisteurs avaient pris de l'avance afin de retrouver les traces d'un groupe de cerfs qui avait pénétré dans l'enclos du grand potager. Leur viande, très précieuse en temps de disette, allait être séchée et distribuée au peuple et leur peau ferait de bons tapis.          

         Plusieurs animaux sauvages avaient déjà été éliminés, les elfes avaient affuté leur talent de chasseur par des tirs coordonnés. Heïmnäk fit signe à la princesse de se tenir prête, car un groupe de cerfs se tenait en face d'elle.

          Eïleen empoigna son instrument de chasse et allait enfin pouvoir prouver son adresse. Elle évacua toute sa nervosité par un léger souffle. Avec une grande assurance, elle fixa sa proie malgré l'obscurité qui commençait à s'installer. Le cervidé pressentit un danger dans l'air frais, s'arrêta de ruminer et adopta une posture nerveuse. Il avait reniflé l'odeur de leur présence et commença à déguerpir. Plus expérimentés, les tireurs abaissèrent leurs flèches tandis que la chasseresse, encore novice, ne voulait pas le laisser filer et s'apprêtait à tirer. Le maître de chasse lui fit signe d'attendre car une cible en mouvement est plus dure à atteindre. Une seule flèche ne suffirait pas à le tuer du premier coup. Eïleen s'abstint de lui obéir et campa sur sa position.

          Sans trembler, la flèche quitta son arc comme un éclair sans lumière. Elle trancha l'air et atteignit sa cible. Un cri effroyable transperça le silence, la proie déambula dans l'herbe humide et disparut dans les bois sombres. Malgré l'adresse qu'elle avait acquise durant de longues saisons, Eïleen n'avait fait que blesser l'animal. Les autres tireurs n'eurent pas le temps de l'achever et le cerf allait endurer une souffrance insupportable. Consciente de son manque d'expérience, la jeune princesse décida de le pourchasser et de mettre un terme à sa vie. Alors elle quitta hâtivement le territoire de chasse en s'aventurant seule dans la lueur de la nuit malgré l'interdiction d'Heïmnäk.

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22 septembre 2017

Le royaume des peuples oubliés (tome1) Délénia et la princesse guerrière

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Extrait du chapitre 11.

          L'adolescente galopait dans l'immensité d'une terre devenue maussade alors que le destin avait tissé sa vie dans une conformité de principes inéquitables. La voilà maintenant de nouveau sur le territoire des hommes, les lèvres gercées et bleuies par le froid. Ses mains s'engourdissaient, et plus elle avançait dans l'inconnu, plus la solitude l'accablait. Elle se perdait dans l'étendue blanchâtre, immobile et calme, tout lui était méconnaissable.

          Le paysage endolori sous le poids d'un manteau de neige se métamorphosait et la bise gémissait sa rage au ciel austère. Dans un silence sans fin, le grésil avait figé l'ensemble de la nature, les ruisseaux, les lacs... Pas un bruit, presque aucune vie, plus de chansons dans l'air.      

            Le sort continuait à s'acharner contre elle, de gros nuages libéraient d'énormes flocons, effaçant ainsi les repères qui la guidaient jusqu'à Göthsvälen. Elle ne souhaitait pas défier les éléments en furie, mais il lui fallait progresser pour ne pas se perdre et mourir de froid. Elle devait laisser Hinäé la conduire là où elle n'avait plus de visibilité. Elle devait lui faire confiance car il ne lui restait plus qu'elle sur qui compter.

          Sa monture se déplaçait difficilement avec l'accumulation des chutes de neige. Au comble du désespoir, Eïleen vit plusieurs loups la suivre car, opportunistes, ils attendaient le moindre faux pas de sa part pour la dévorer ainsi que son cheval. Le risque de croiser des voleurs prêts à la dépouiller était tout aussi réel. Aussi épuisée que sa monture, elle rechercha un endroit où se réfugier, un endroit où s'abriter des prédateurs et du froid mordant. La rigueur de l'hiver était fatale pour beaucoup : à bout de souffle, le cheval finit par s'écrouler et rendit l'âme. La princesse n'avait plus qu'à marcher désormais. Derrière elle, la meute de loups se jeta sur la dépouille de l'animal. Il n'en resta rien, que sa carcasse.

          Son errance se faisait par de longues journées tourmentées de désespoir et de découragement. Dans sa détresse, Eïleen croisa un homme sur sa route, qui l'invita à se réchauffer au coin de sa cheminée. Il avait l'air inoffensif et de bonne foi, alors Eïleen le suivit. Hinäé ne perçut aucun danger.

          Arrivé dans la petite demeure, l'homme lui servit un peu de soupe et d'hydromel dans une corne. Plus tard, la jeune elfe déposa son arme et s'apprêtait à se coucher dans un petit lit quand soudain, elle fut prise au dépourvu par une vision horrifique. Son hôte n'avait pas de pieds et flottait dans les airs. Dans le noir, elle n'avait pas fait attention à ce détail et était terrifiée par ce qu'elle voyait. Elle s'éloigna de lui à toute vitesse.

          Féroce, l'être irascible cherchait à la faire tomber dans un terrible trou noir qu'il avait fait apparaître juste devant lui. Eïleen était paralysée par une douleur causée par un mécanisme psychologique, qui lui permit d'intérioriser ses émotions. L'homme lui dévoila alors sa véritable nature avec son teint noirâtre et fuligineux sans pour autant être décomposé. Eileen avait suivi un draugr et était devenue sa proie.

          À ce moment de son existence, elle comprit que toutes les histoires n'étaient pas que des mythes, certaines pouvaient être réelles. « Ainsi, tout ce que racontaient les villageois n'était pas une légende ! » Le revenant se délecta de son fluide psychique et son emprise sur elle augmentait considérablement.

          Si l'ombre des ténèbres continuait à absorber sa force, Eïleen serait projetée dans son antre et perdrait la vie. Il lui fallait trouver le moyen de se saisir d'Hinäé. « Il est vrai que je suis paralysée physiquement, mais pas mentalement. Si je ne peux pas atteindre mon arme, je dois la faire venir jusqu'à moi. » La jeune elfe se contraignit à bouger ses muscles par sa seule force de penser. Après un moment, rien ne se passa, le draugr était très fort. « Tout est une question de volonté ! pensa-t-elle. Oui c'est ça, rien n'est impossible lorsqu'on y met toute sa volonté. »

          Eïleen ferma les yeux pour ne pas voir son persécuteur, car c'est dans la faiblesse de ses victimes qu'il puisait sa force. Elle se concentra comme jamais. Étrangement, elle se mit à ressentir l'énergie spirituelle de toutes les âmes qui habitaient Hinäé. Une force plus effrayante et plus sombre que les autres émanait aussi de l'arme. « Quelle puissance ! À qui peut-elle bien appartenir ? C'est donc de cela que parlait Grinlfahreïm ! » sursauta-elle sans pour autant affaiblir sa concentration.

          Cette source d'énergie très dense n'était pas physique mais spectrale. L'intensité de son activité était instable et son influence démesurée. Elle submergeait toutes les âmes des guerriers tués au combat et emprisonnées dans l'épée et s'en emparait.

 

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09 août 2017

Lunaïa

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Des yeux capables de fendre l'obscurité pour venir effleurer votre âme.
Des yeux qui voient au-delà de toute chose et qui brisent les barrières du visible et de l'invisible.
Des yeux qui échappent à toute logique, mais rien ne lui échappe. Nul ne peut dissimuler ses secrets...

Huile sur toile 40/50 cm

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24 juin 2017

Jeune Elfe

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Huile sur toile

Avec Line comme modèle

Posté par David Virassamy à 15:18 - Commentaires [0] - Permalien [#]