RECITART

mon site comporte les récits que j'ai écrits ainsi que les tableaux que je fais.

15 avril 2009

ma dernière toile(enfant du désert,photo original de Franck Charton)

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14 août 2008

MES YEUX D'AVEUGLE

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Ma vie d'adulte m'avait maintenue en dehors de moi-même dans une agitation constente comme si mon existence n'avait été qu'une somme de difficulté à résoudre.

Le temps passait mais ne m'apprenait rien sur l'avenir,une seule chose était sûre;une histoire ne peut se vivre qu'une fois,une seule fois dans l'éternité et celui ou celle qui la connaissait par avance était condamné à ne la vivre qu'en rêve.

J'employais donc ma fougue dans un rude labeur,pourtant mon esprit désorienté par la solitude et par l'absence de divertissement cherchait sans relâche de l'occupation comme pour continuer à se distraire de moi-même.

Cela faisait si longtemps que j'étais rester seul dans cet immensité obscure ou la réalité était synonyme de privation et d'abstinence.

J'avais maintenant mal,je ne saurai dire où mais il me semblait reconnaitre dans cette douleur insaisissable un très vieux sentiment ou plutôt une sensation.

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*C'était comme si  je marchais seul dans la rue,je n'avais pas tout à fais achever ma croissance.Les bourgeons luisaient au bout des branches comme du cristal à la venue du printemps.Un souffle de vent frais traversait l'air chaud transparent au moment où j'ouvrais la bouche et soupirais à l'unisson du monde.

Parfaitement heureux,mes jambes étaient comme soudain vidées de leur sang,ni trop légères ni trop lourdes mais prête à s'envoler.

Je savais bien que plus loin que mes rêves,il y avait une sorte de néant mais qui n'était pas celui de la mort, et lorsque j'essayais de suivre le fil forgé par le destin en remontant dans le temps,je finissais inévitablement par le perdre.

Le vide c'est le passé,le passé c'est l'oubli et la vie c'est l'avenir,il me fallait donc me tourner vers la vie.Or,il était si difficile de penser à l'avenir avec ce mal qui me décharmait et m'acheminait vers un fond neutre et impartial sur les lambeaux défaits de la réalité.Il n'y avait ni d'avant ni d'après mais plutôt un moment indéfinissable comme celui de l'endormissement.

Alors comment faire lorsqu'on a aucune image en tête?

Et puis au bout de l'avenir,n'y avait-il pas aussi la mort?

Le ciel avait beau éclairer,mes yeux d'aveugle demeuraient toujours dans l'obscurité.

La matière reflétait véritablement mon apparence à l'esprit et mon engouement n'était qu'un passage vers un autre lieu,vers une autre frontière inconnue.

J'avais toujours eu l'impression d'avoir vécu en harmonie avec un peuple hostile.1611611564_small

Je délaissais peu à peu puis inaltérablement les dernières accomodements d'une existence accrochée aux reliquats de la matérialité.

Sous cette action putréfiante,je me hurtais à la nuit froide du dénouement total.

Je sentais irrémédiablement mon essence spectrale sombrer de plus en plus vers l'absolu ne répondant non seulement à plus de nécessité physique mais à un impératif moral.

Je percevais mes démons intérieurs se fondre dans la fournaise.

Non qu'ils eussent disparus mais n'avaient plus de forme.

Dans leur ubiquité indéfini,ils s'étaient répandus à travers mon corps tout entier;imperceptible mais présent faisant partis de moi à jamais.

Je finissais enfin par rompre définitivement avec la réalité d'ici bàs tandis que ma vacuité suprême accédait à l'être perçu,sensible et spirituel.

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Je parvenais au seuil du vide éternel pour enfin me permettre de m'élever jusqu'à l'unique.

Je subsistais désormais dans la grandeur de l'austérité d'une dimension sublime et universelle.

Toute existence n'avait plus de limite et mes yeux pouvaient enfin dévorer et contempler l'image réelle de l'harmonie par un receptacle incorruptible.

Une vie sans faille,dépourvue de fantasque s'offrait à moi.

L'esprit uni par l'âme des prédécesseurs avait été attiré ici par le baptème final de la vie car l'acte avait été accompli et la force érogène...

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07 juillet 2008

LES LARMES DU DESTIN

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Eternelle brise d'Automne,libérant de sa voile invisible l'odeur envoûtant de la lavande,une à une les feuilles tombaient paisiblement du haut de leurs branches tandis que les oiseaux chantonnaient timidement à l'approche du froid.

Devant cet aspect troublant et monotone,je me sentais soudainement triste,certains souvenirs jaillissaient de ma mémoire pour venir troubler ma pensée.

Sans m'y attendre,une larme étincelante,tel un diamant glissait du haut de ma paupière pour finir sa courte vie sur le sol froid et sombre.

Sans un mot,elle s'approchait près de moi,sa main flirtait avec ma peau en s'enlaçant tendrement autour de mon corps pour pour n'en plus faire qu'un.

Sans un regard,elle me dévétit et déposa sur mes lèvres desséchées un baiser me réconfortant de toute cette émotion anodin.

Elle me caressait avec beaucoup de sensualité et avec une immense affection qu'une sorte d'énergie électrique se mettait à parcourir mon corps tout entier.

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Elle se mettait maintenant à se déshabiller,laissant paraître sa sculpture sublime et magnifique.

Je la prenais enfin dans mes bras pour la poser entièrement nue sur la grande table,telle une déesse en extase.

J'avais besoin de son amour,de m'abriter dans ses bras et d'affermir cet amour avec toute la douceur de mon coeur.

Elle me dévorait des yeux,je savourais sa beauté,elle était si belle,parfaite et si attendrissante.Je l'aimais tellement,elle était mienne....

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14 décembre 2007

Ma seule aimée

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Perdu dans ses pensées,sur un rythm de perdition,seul avec lui même,les yeux dans le vague.

Toujours ces éternels souvenirs qui viennent sans cesse le hanter et l'anéantir.

Pourtant il avait cru,c'était comme dans un rêve,aux frontières de l'iréel.

Sur les boursouflures infimes de la surface de la terre,ils s'étaient rencontrés là haut dans les plaines célestes,au pied des montagnes;mères des rêves.

Dans ces pays interdits et de ces citées secrètes,elle devenait la seule aimée.

O,jeunesse,faite de lumière et de pensive éternité,Roc du songe au crépuscule,d'où les montagnes au delà du rêve sont issues de ce monde et signe hautain vers le ciel.

Ils respirèrent,agissèrent,parlèrent et s'aimèrent....Ils devenèrent autres.

Elle,beauté exquise fuyant devant l'aurore,tourment des formes,prête à éclore comme un papillon.

Fleur sans tige que l'on cueuille en un réseau dans la nature infinie.

Elle vivait en harmonie parmi les plantes et les oiseaux.Le regard s'égarant vers les peuples effarés.

Lui,troublé par ce désir d'aimer,plus tendre que l'amour lui-même,s'emmerveillait jalousement à une passion inouie au contact de ses yeux flamboyants de vie et de sa peau douce et charnelle.1577426440_small

Pour elle,il a du longer le transi,déambuler les vapeurs de l'ivresse ,escalader la cime inquiétante des falaises.Risquer l'imprudence illimité dans les gorges ténébreux du néant;triomphant toujours et héroÏquement du péril et de la fatalité.

La joie circulait et flottait tout au long des hauteurs et sur toute l'étendue de la vallée.

L'harmonie et la frénésie étaient en eux et autour d'eux.

Un jour pourtant,lorsque les ombres furent durement longues et les colchiques s'attardaient à fleurir,on entendait les troupeaux descendre.Alors le gel et la tourmente brassaient le grésil avec cents démons.

Très loin là bàs,certainement vers le nord,dans l'immortalité,où la scie des neiges mordait l'azur,où sur la pierre,la fureur du torrent s'aiguisait,l'éminence de la mort brisait la mouvance de la vie.

Les lentes ailes de flocons s'égaraient avec la fantasque brise d'automne.71

Alors,elle l'abandonna insidueusement d'une vie à une autre,vers l'errance où le néant dépourvu de limite règne en absolu.

Effroyablement blessé par cet avènement subit et dévastateur,sa peine devint incurable.

Son corps trop usé pour réagir,son esprit trop vidé pour penser,il s'écroulait là,dans une fine couche de neige,illuminé par les lointains rayons de soleil et donnant au paysage un aspect frugal et insipide.

Tourmenté par cette ivresse amnésique,sa conscience s'évaporait et le rendait fébrile.

Un froissement furtif jaillissait de son coeur qui s'effilochait lentement.

Pénétré d'une transe inconnue,il restait là,figé une fois pour toute.

Et puis,le silence légèrement bourdonnant qui le mystifiait fut interrompu féeriquement par une voix d'une douceur surprenante et angelique.

Elle était venue le guider vers sa destinée.

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"Au delà des montagnes,où le ciel est plus pur et plus joyeux,tu me trouveras penchée sur l'eau fuyante d'un ruisseau,là où la brise apporte la fraiche senteur d'un laurier.

Là,est mon coeur et celle qui me la prise.

Ici,tu ne peut voir que ma seule et véritable apparence.

Prends moi dans tes bras pour que le vaste ciel,infini de célestes te fasse entendre ce que tu ne peux entendre et percevoir ce que tu ne peux voir.

La vacuité douce des regards brille dans nos yeux.

Par delà la nuit où même les songes n'atteignent définitivement les étoiles,nous sommes maintenant réunis pour s'aimer à jamais et plus rien nous séparera des cieux.

Notre amour sera enfin éternel."

Si la vie est parfois facile,parfois ardu et parfois fascinant,parfois blessante,que nous apporte-t'elle?

La vie et l'amour,plus fort que la mort.

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04 décembre 2007

POUR TOI

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Si Dieu existait,il aurait fait de toi,l'étincelle de la vie,la flamme de l'innocence et l'incarnation du désir au plus profond de mon coeur.

Si l'harmonie existait,elle serait en toi et autour de toi.Où que tu sois,elle serait à tes côtés pour troubler le regard des âmes damnées,pour semer dans leur coeur la juste valeur de la vraie vie et enfin pour apporter à chacun sa propre beauté intérieure avec fierté.

Si l'amour  existait,on la verrait de très loin dans tes yeux issu d'un rêve étange où la magie et la contemplation se fonderaient en une même poésie.

Si le père noël existait,tu serais le plus prestigieux des cadeaux qu'il m'aurait offert un jour car tu es la rose merveilleuse que j'effleure avec mes lèvres.J'abreuverai la sève affriolante,ce doux nectar,empreint d'incandescence qui ne se dévoile qu'en ma présence avec frénésie.Ton sourire me ferait tressaillir jusqu'au plus profond des plaisirs charnels.Tu serais l'étoile qui illumine les rêves, la beauté exquise et fascinant et à ta venue,les forêts fremisseront,les tempêtes s'éloigneront.

Si un souhait devait se réaliser,mon choix serait fait.Je demanderai de prendre tes mains avec toute la douceur du monde,je m'envolerai avec toi au dessus des montagnes,à travers les nuages,par delà la vie pour être à jamais et pour toujours avec toi......

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26 octobre 2007

PASSION INCERTAINE

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Tes cheveux voluptueux flottent dans le vent et l'éclat de ta robe me montre toute ta splendeur.          

Je t'appelle mais ma voix reste inaudible,alors mon coeur est pris dans les vagues houleuses de la haute mer.                                                                                                                                       

Je suis comme l'oiseau qui ère au delà des frontières,privé d'une paix éternelle,toujours à la recherche de cette connivence inépuisable et indestructible.

Bercer par la somptuosité de la nuit,ta beauté n'a d'égale qu'aux rêves omniriques.                              

Là bàs,aux pieds des grands pics,s'éveille peu à peu sous les premières caresses du soleil,le monde de l'infini tandis que plus loin,le fleuve disparaît dans le plein de la forêt et la lune s'efface à regret devant l'aurore suivant la fuite du passé,du présent et de l'avenir.                                                                         

Ma conscience acquis un jour l'esprit du vivant mais le soufle glacial de l'hiver me projetta dans la vallée de l'angoisse et des larmes pour laisser défiler l'espérance.                                                                     

A l'aube de l'éternité où les montagnes ne sont plus amovible,je n'espère plus retrouvée cette solitude qui m'avait toujours priver du bonheur.

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Pourtant le mal que j'ai engendré est rester gravé dans les entrailles de l'oubli tandis que mon esprit est tourmenté par les mystères de ta carnation,alors un grain de désolation balayé par le vent du désespoir me prive aléatoirement de ta magnificence.                                                       

L'esprit est limité,le coeur est plus profond et plus joyeux que l'esprit.                                                

Tu es une pierre insipide bercée par la luminosité de la lune,du soleil et des étoiles.                                 

Il neige,pourtant des souvenirs viennent troublés ma pensées.J'ai besoin de ta douceur,de m'abriter dans tes bras et réchauffer avec onction ma tristesse.                                                                           

Je sents les roses noires aux parfums apaisant s'épanouir ici,partout,maintenant et toujours.                                                                                                                                 

Tu es pure et fragile comme du cristal et la malédiction du plus noble au source de la corruption accepte ta voccation avec abstinence.                                                                                                    

Joyau d'infini,insouscience au coeur de la fébrilité,je ressents ce que tu ressents,ta pensée est la mienne et dans ton coeur coule le sang de ma conscience.                                                                     

Pourtant le destin est gravé dans la pierre,notre route est munie d'une barrière invisible et infranchissable que le mal redoutable jaillissant des ombres avait transmué depuis des millénaires pour empêcher la rencontre des âmes damnées.  27679216_1_                                                                                                 

Ni ange ni démon,je suis l'agonie purificateur soumis par l'ennui.Chaque nuit je rédige un poème et le matin il s'efface car tu n'es pas là pour l'immortaliser,alors mon omniscience est défaillant.                              

Qui dans ce monde austère et irrascible possède plus que toi un coeur aussi limpide et chaste? La solitude est la plus grande détresse de la pensée,tu es la fleur de l'éternité,l'insouscience du temps et l'exquise de la contemplation.                                                                                                                  

Lhomme aime,rejette et méprise,la femme se console,s'éprends et se fanne.Et toi,tu laisses désespérement le feu amère te bruler et te consumer.                                                                                          

Tu es éternelle et ton âme ne peut être rendue à la roue du destin;Etant la descendante de l'équilibre,tu purifies la vision de tout être sur terre par ton innocence mais ton âme est prisonnière dans la ronde futile de la vie,menant des existances égarées et vides jusqu'à ce que la mort la renvoie un jour dans l'ignorence.

Dieu est vénéré avec dévotion,la vie est vécue avec orgueil et arrogance.j'aimerai alors te prendre la main,t'emenée loin de la grisaille du monde pour s'étendre dans un champs de fleur. 75                              

Je serais allongée à tes côtés,contemplant l'infini du ciel fictif et illusoire.Nous laisserions ainsi nos rêves apparaître vers une concupiscence lascif et séraphique.                                                            

Comme toi,mon esprit navigue dans une dimension constente,élaborer par une dérision.                         

Je ne suis pas la gardienne de l'équilibre ni une race en féroce prédatrice mais juste une énigme que personne ni quiconque n'a pu jusqu'à lors décripter.

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La tragédie est déclenchée,l'espoir tiraillé et l'acte finale sera ma rédemption.                           

  "O,Caprice des Cieux,Louange des ténèbres dont le jardin secret s'emmerveille dans le monde obscure de l'hyrismérise,mon coeur est avide d'affection,j'ai besoin de cette frénésie grandissante pour apaiser ma claustration.                                                                                                                           

Les chasseurs sont lâchés au fond des eaux,les oiseaux reprennent leur envole pour conjurer le mauvais sort qui les emprisonnait.                                                                                                       

O,Roi du fourbe,Maitre des Murs sans sons dont le fragment de l'esprit contenant l'énergie de la vie reflète l'opacité frugal.Son coeur est fastidieux,sa mémoire brisée et lacérée par l'étreinte receptacle hautain.   

Elle est la grâce de l'apparât parmi toutes les merveilles qu'appartiennnent ce monde et sa volupté est l'adoration de la souffrance.Elle ne vit plus et son affiction est meurtrie.                                    

O,Magicien visionnaire des astres célestes,libère là des châines forgées par les larmes funèbres de l'absolutisme et de la servitude.Laisse là s'abreuver de l'adulation et de l'ivresse du songe. "    25798860_1_                

Le malheur doit maintenant s'égarer et appartenir au passé dans les profondeurs de la prénombre.            

Tu es la sentinelle de la vie,de l'amour et de la beauté,ô,amour de ma vie,renaît de tes souffrances et revit enfin dans l'immortalité du coeur.

Laisse toi séduire par le ravissement du présent et de l'avenir pour qu'enfin nous serions autre et ainsi ton amour de femme prodigieux comblera à jamais ma solitude de femme stoÏque car je t'aime.....

                                                         

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22 octobre 2007

WANDERING DESTINY (chapitre1)

J'aurai voulue changer notre exixtence,frapper la terre et enfin dépasser les esprits vide de l'imagination créatrice.

Je suis blessée,à moitié morte et la terre s'abreuve lentement de ma substance.

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Lentement,mon esprit tuméfier sous les bois ardent,une nuance de lumière pourfendant le ciel jusqu'au coeur de la terre,comme pour caresser un doux souvenir en me faisant rappeler mon passé.

Un goût amère de l'illusion rejaillissait lentement de ma mémoire,l'espoir dans l'oubli du temps,mon corps misérable et croupissant.

Me voilà maintenant enfouie dans la vallée des profondeurs par tous les conflits de notre histoire,les craintes,les haines féroces et immorales des hommes.

Je me rappelle,tout avait commencé très loin dans les ruines de l'oubli où l'être humain  y était prohibé.Les hommes lui avaient jadis donnés ce nom car il est dit que tout être ne possédant pas le coeur pur ne pourrait en aucun cas traverser ces lieux.

Celui ou ceux qui désobéiraient à ces lois en profanant nos terres étaient la proie d'illusions incensées et de folies meurtières.

De ma noble existence,aucun être humain n'avait réussi à y pénétrer sans l'autorisation du maitre ,le roi des elfes.

Avec un groupe de chasseur,nous nous étions éloignés de nos terres,le royaume des elfes du nord et sans la hantise de la peur,je fixais ma proie qui se tenait droit devant nous.

J'étais une jeune guerrière elfique habile et féroce mais j'avais encore beaucoup de chose à apprendre.

Etant fille unique du roi,je devais accèder un jour au trône et devenir princesse de ce royaume à la mort de mon père.Celui-ci était un combattant doté de techniques de combat et de ruses incommensurable.

Il détenait la faculté de vaincre ses adversaires sans y verser de sang,c'était un maitre dans l'art de la guerre et de la stratégie dont détenait son père,le sage et ancien roi des elfes.

L'animal avait pressenti un danger dans l'air frais et dans la pâle étoile du soir.

J'avais demandé de me laisser le cerf car c'était là ma première proie à la chasse.

Sans trembler,la flèche quittait son arc comme un éclair sans lumière tanchant l'espace insalubre et en une fraction de seconde,l'arme atteignait sa cible

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Pourtant malgré l'adresse que j'avais acquis durant des années,je n'avais fait que blesser l'animal qui réussissait à fuir.

J'avais appris qu'il vallait mieux tuer sa proie du premier coup pour que la tragédie n'influe le temps car dans le cas contraire,il endurerait une souffrance insupportable.

Je voulais rattrapper mon erreur en le pourchassant et en mettant rapidement fin à sa vie.

Alors je quittais le territoire de chasse en m'aventurant seule dans la lueur inquiétante de la nuit malgré l'interdiction des autres chasseurs.

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Après des heures de recherche intensif,le clair de lune avait fini par laisser place aux premiers rayons du soleil.

Inopinément,je m'éttais aventurée dans une partie de la forêt que je ne connaissais pas.

Soudain,une plainte effrayante retentissait.En allant voir de plus près,je voyais des humains aux visages lugubre et malveillant égorgeant atrocement ma prise enfuite.

Ils étaient à la frontière qui séparait les hommes des elfes.

Etrangement,avant de rendre son âme,le cervidé m'avait fixé dans le noir des yeux comme pour me lancer une malédiction irrémédiable.

Alors une sorte d'angoisse et d'appréhension avaient envahi mon corps tout entier.

Son agonie avait duré effroyablement à cause de mon incompétence et sa mort était des plus atroce.

"L'aube se dévoile et mon coeur est en pleur,

Je t'ai vu souffrir accablant de douleur,

Je suis à terre,le coeur en sanglot,

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Et je ne trouve plus les mots.

J'essaye de fuir tes souffrances,

En m'exilant dans le plein silence.

J'aimerai pouvoir entrer dans tes rêves,

Avant que le soleil ne se lève,

Pour te consacrer le meilleur de mon âme.

Ne pouvant  effacer un tel drame,

Je voudrais t'offrir un sanctuaire,

Te berçant de chansons et de prières,

Pour que tu arpentes à jamais un paradis.

Je suis maintenant vouée à connaitre l'omniscience de la vie."

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WANDERING DESTINY (chapitre2)

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Effondrée de larmes du destin amère et cruelle,j'entreprenais de rentrer vers les miens mais plus loin,un cris avait attiré mon attention.Ce n'était plus celui de l'animal car il était mort depuis longtemps.

D'autres êtres de ce même groupe d'humain étaient en train de dévêtir une jeune femme liée des mains.Je ne voulais pas intervenir dans ce conflit mais mon instinct coléreux avait décidé autrement.

Tout en accourant vers cette jeune victime,je sortais flèches après flèches qui atteignaient la plupart des brigants.

En sortant l'épée sacrée du dragon,cette arme majestueuse et ancestrâle que ma chère mère m'avait léguer,ils prirent tous la fuite semant derrière eux un filet de sang.

La légende raconte que que mon épée avait été forgée par des prêtes dans l'âge ancien sur les terres d'Enroth.En ce lieu existaient trois objets d'une puissance incommensurable et terrifiant.Celui qui possèdait l'un de ces objets était quasi indestructible mais celui qui détenait les trois en même temps devenait immortel et son pouvoir inimaginable.Et mon épée faisait partie d'un de ces trois puisssance.

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Je coupais les liens qui ficelaient la prisonnière et je dicidais de regagner sans plus attendre la forêt.

S'agrippant fermemant à mes jambes et en me suppliant de ne pas la laisser seule,je décidais de la raccompagner chez elle car il était possible que ces charognards reviendraient certainement pour se venger.

Elle s'appelait Mythra et habitait dans un petit village qui se trouvait à deux vallées de là.

Sur la route menant à son village,elle me racontait qu'elle vivait seule avec sa mère décédée quelques temps auparavant.

Un soir,des hommes avaient frapper à la porte en demandant à boire.Voyant qu'elle était seule,ils étaient entrés dans la pièce en abusant d'elle durant deux jours entiers.

Lassés par cette délectation affriolante et gratuit,ils étaient venus près de cette forêt dans l'intention de la faire disparaître.Soudain,un animal sortant de nulle part,à moitié blessé s'était jeté brusquement à ses pieds.

Et c'est ainsi que j'étais intervenue en la sauvant de leurs griffes.

Après quelques heures de marches,nous étions enfin arrivées dans son village.

Les villageois n'étaient pas accueillant.Sachant ce qui lui était arrivée,ils ne nous saluèrent pas et nous jetèrent même des regards méprisant en se renfermant chez eux.

Sa maison était petite et était faite de pierres délabrées.C'était une sorte de ruine qui risquait de s'effondrer à tout moment .

Elle avait des chèvres et bien d'autres animaux domestique mais ils furent tous égorgés et mangés.Elle ne possedait plus rien et était vouée à mourrir de faim.

Je décidais de rester avec elle cette nuit car j'étais moi aussi fatiguée par toute cette agitation.

Je la trouvais très gentille,aimable et courageuse après ce qui lui avait été affligée.

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Elle m'invitait à prendre son lit tandis qu'elle s'allongeait dans celui de sa défunte mère.Je me sentais bien avec elle et je regrettais qu'elle n'était pas elle aussi une elfe.

Il faisait maintenant sombre,le village était calme,le tintement des cigales résonnait au loin tandis  qu'une effraie fredonnait son cris lugubre au monde de la nuit.

Plus tard un air frais entrait par les fissures de la petite maison,une horde de frissons me glaçant  les spores de ma chair.

Le feu était allumée,les flammes dansaient dans la cheminée et enfin je finissais par m'endormir.

Dans la splendeur de la nuit où mes rêves étaient tourmentés de mélancolie et d'inquiétude,des mains m'attrapèrent de toute part me projettant brusquement sur le sol dédaigneux.

Etourdie,je me voyais ficelée sans pouvoir me défendre car je me souvenais que sur la terre des hommes,le pouvoir des elfes s'estompait.

Ces misérables étaient revenus en force et J'étais maintenant leur proie.

Leur ancienne victime se tenait dans un coin du lit,effrayée,le regard errant dans une prison intérieure.

Ils se demandaient ce que j'étais et d'où je venais tout en me dévisageant.1795015128_1

L'un des hommes s'avançait vers moi en exigeant de baisser mon regard et que je ne devais pas les regarder avec des yeux sans peur.

Je ne voulais absolument pas obéir à ces individus abject et méprisable qui s'en prenaient lâchement aux femmes.

Alors j'étais battue de coups jusqu'à ce qu'ils estimaient utile d'enlever mes vêtements.

J'étais entièrement nue et une humiliation affreuse m'intoxiquait.

L'un après l'autre était monté sur moi,me prenant dans tous les sens,dérobant à jamais mon innocence.

J'étais violéee et frappée toute la nuit sans répit ainsi que la femme qui gisait près de moi.

Le lendemain ils décidèrent enfin de partir en nous laissant dans une catalepsie igominie,abusées et meurtries par ces agressions répétées.

Je ne pleurais plus,les larmes de mon corps s'étaient évaporées.Je ne parlais plus,les mots de ma voix s'étaient oubliés et enfin,je ne bougeais plus,les muscles de mon corps s'étaient contractés.

Malgré la douleur et le châtiment incessante qui lui avaient été infligée,Mythra  s'empressa de couvrir ma nudité avec une couverture en laine de brebis.

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WANDERING DESTINY (chapitre3)

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Elle avait remarqué que j'étais frigorifiée et que cette couverture ne suffisait pas à me réchauffer.Sans hésiter,elle était venue près de moi,me caressant les cheveux puis me prenant dans ses bras,elle avait fini par me blottir et m'enlacer.

Et c'est ainsi que sans le vouloir,toutes les larmes de mon corps s'étaient évadées de ma conscience en dégénérescence.

Les jours sétaient écroulés puis les semaines,je devais maintenant rentrer au royaume qui était le mien.Je voulais qu'elle m'accompagne mais il me fallait avant tout en parler au membre du conseil.

Après plusieurs jours de marche intensif,je me trouvais enfin sur mes terres,face au roi en lui expliquant mon calvaire et ma bassesse incurable.

Une réunion d'assemblée devait avoir lieu entre mon père et ses conseillers.

Les semaines passaient inlassablement,je finissais par ressentir quelque chose se produire à l'intérieur de mon corps.J'étais pris constament de malaise et d'épuisement inopiné.18311561_1_

Je me sentais différente,c'était comme s'il y avait une vie à l'intérieur de moi,j'attendais un bébé.

J'étais enfin appelée devant le grand conseil,ainsi je pouvais demander l'autorisation exceptionnelle d'emenée ma nouvelle amie.

Les oiseaux s'envolaient et scrutaient le ciel à la recherche du symbole de l'espérance mais les lumières du bonheur chevauchaient les étoiles dans une douce tristesse.

Songe sans parole,spectre pitoyable de l'illusion,me voici projetée dans une réalité méphitrique et de blasphéme.

La sentance était levée,souverain de mon sang,peuple de mon coeur,paroles douloureuses,jugée coupable pour avoir quitter le terrain de chasse malgré l'interdiction de mes semblables,d'être allée sur la terre des hommes alors que c'était strictement interdit et enfin j'attendais un enfant dont le père n'était autre qu'une créature immoral et malfaisant,j'étais banni à jamais de cette terre.

Je n'étais plus princesse,mon père m'avait renié et je devais m'exilée très loin dans un monde hostile avec un embryon dans le ventre.

Le spectre de la vie est pitoyable et mon destin était maintenant de vivre dans l'expiation et dans l'errance.

L'hiver était proche,ne sachant pas où aller,je décidais de partir vers celle qui saura peut-être me comprendre et me réconforter.

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Je portais sur mes épaules un lourd fardeau accompagné d'un tel désarroi que je me demandais quel était mon avenir sur une terre condamnée aux ténèbres et à la déchéance.

Les mois passèrent rapidement et avec elle...

"La brise d'éternité me berçait et me caressait,

Pétale soyeuse et parfumée,

Elle était devenue le joyau de mon affection.

L'amour psychique s'était façonner au fil des saisons,

Dans un univers parsemé d'incandescence.

Son sourire troublant et affectueux,

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Les mots chantés par l'amour,

Les rêves étaient dépassés par une passion sans trêve."

C'était la fin de l'été et depuis mon bannissement du peuple des elfes,je vivais harmonieusement avec Mythra avec laquelle je découvris l'amour du coeur et l'amitié,ce merveilleux sentiment.

Elle aussi attendait un bébé et nous donnions naissance à quelques jours d'intervalles à deux nouveaux-nés aussi magnifique que grâcieux.

Elle avait eu une fille qu'elle nommait Nathanya et moi un garçon que je prénomais Oenri.90

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21 octobre 2007

WANDERING DESTINY (chapitre4)

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Malgré la souffrance,j'étais heureuse d'avoir à m'occuper d'un petit être qui était mi homme et mi elfe.Il était tendre,ces cheveux brillaient sous les rayons du soleil et ces yeux étaient d'un vert emmeraude comme celui d'une étoile jubilant d'extase harmonieux.

La fille de Mythra avait les yeux bleu,elle souriait constamment,comme pour apporter un peu de bonheur dans ce monde austère.

Etrangement,elle possèdait une sorte de pouvoir bienveillant,elle semblait emmerveillée les papillons environnant,ceux-ci s'envolaient et se posaient près d'elle sans jamais la toucher comme pour la protèger des êtres invisible et maléfique.

Elle était la douceur même du monde et son sourire enchantait les lois instable du monde éphémère.

Pourtant,je devais savoir que le bonheur ne dure jamais,je sentais quelque chose frémir de mon coeur,un long frisson d'émoi.

Les papillons disparaissèrent,le vil monde bestial des hommes était parsemé de sang et le sang venait à nous chevauchant le crépuscule.

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Des soldats venant de très loin entrèrent dans le village.

Ils demandèrent à tous ses habitants où se trouvait la pierre sacré du dragon.Tous ceux qui n'avaient pas de réponses étaient tués immédiatement sans scrupule.

Les maisons étaient brûlées les femmes violées et les enfants enchaînés tels des animaux destinés à servir à jamais les bourreaux de leurs parents .

Notre maison était retirées des autres,nous étions donc alertés par le vacarme qui retentissait et par les cris incessante.

Nous avions peur mais nous ne voulions absolument pas qu'ils tuaient les chair de nos chairs.

En s'enfuyant,des chiens avaient reniflés notre odeur et  les voilà qui nous poursuivaient accompagnés de leurs maitres.

Mythra,malgré l'envie de fuir et la peur qui la tiraillait ne trouvait plus la force de continuer.Essouflée,elle s'agenouillait tenant très fort son enfant.

Je ne voulais pas la laisser à son triste sort,j'essayais de la tirer de toutes mes forces mais les aboiements horrible des chiens étaient trop proche.

A contre coeur,je décidais de continuer ma fuite en la laissant derrière moi avec l'enfant qu'elle chérissait tant.Je n'avais plus la force nécessaire pour prendre Nathanya avec moi et espérer la sauver.

Alors je m'éloignais en les regardant une dernière fois jusqu'à ce que leurs formes deviennent floues et enfin disparaître de mon regard.

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Peu après,des  hurlements atroce et terrible s'étaient retentis même dans le coeur des ténèbres.Ces cris épouvantable ne semblaient plus finir et m'asphyxiaient cruellement.

"Avant que le ciel ne s'obscurcit,je voulais lui rendre grâce par l'amour dans un jardin désolé.

S'imbibant de clarté,elle était le fruit et le bourgeon,la flamme d'une tendresse afriolante.

Elle était ce doux nectar,les larmes du vent,le reflet du ciel.

Mais le vent avait apporté les murmures de la désolation.

Les chemins qui nous rapprochaient s'étaient séparés.

Les roses devenaient mortelles pour nos blessures.

Et le silence de l'arc-en-ciel voulait ignorer l'ultime passion qui nous réunissait.

Me voilà de nouveau seule,délaissée injustement par la fleur délicieuse de mon coeur.

L'amour s'était envolé et mon âme voulait la suivre."

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Je pensais avoir échappée à l'oppresseur qui semblaient venir d'un autre monde mais sans y attendre,une flèche attérissait furtivement dans l'une de mes cuisses.

Malgré la force qui me quittait inexorablement,je parvenais à atteindre une partie bien étrange de la forêt.

Les arbres étaient imposant et les rayons du soleil ne parvenaient pas à pénétrer et à éclairer le sol recouvert de feuilles mortes et d'écorces déchiquetées.

Entre ces arbres,des monolithes gigantesque semblaient jaillir de nulle part comme pour faire un obstacle infranchissable.

Pourtant,bienveillant soit ma peine,j'empruntais un passage étroit me menant certainement de l'autre côté de cette barrière.

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Un siflement inquiétant retentissait au loin,une deuxième flèche venait s'enterrer dans le bàs de mon dos.

Le mercenaire qui avait tiré cette flèche ordonna à son chien de m'attaquer avant que je puisse atteindre l'autre côté des lieux.Il était bien trop grand pour espérer me suivre dans ce passage étroit mais l'animal arrivait sans peine à y entrer en dévorant et en broyant une partie de ma jambe.

Après un effort considérable accompagnée de douleurs insoutenable,je réussissais enfin à voir le soleil traverser les branches des arbres et éclairer mon visage.J'étais maintenant de l'autre côté.

Je ne sentais plus ma jambe,l'animal continuait à enlever des gros morceaux de chair.23856040_1_

Avec la misérable force qui me restait,je sortais mon glaive de son étui et d'un seul coup,je transperçais l'animal.

Je savais que j'allais rejoindre l'antre des anges mais il m'étais impensable de savoir que mon bébé allait rester seul,mourrant de faim puis dévorer à son tour par les bêtes peuplant cette partie de la fôret.

D'une main je me traînais une dernière fois sur le sol rocailleux afin d'atteindre une marre d'eau tandis que l'autre main retenait fermement Oenri.

Après quelques gorgées d'eau boueuse,je sentais de plus en plus mon âme s'évaporer.

Je repensais soudainement au passé,à celle qui m'a fait découvert un univers de tendresse,à sa fille qui ne connaitra jamais l'étincelle du bonheur,à ma défunte reine,qui était pour moi une mère douce et merveilleuse et enfin à mon fils dont j'aurai tant aimée lui offrir une existence paisible.

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Lentement sous les bois ardent,mon esprit meurtri,un ruisselement de lumière pourfendant les eaux jusqu'au coeur de la terre jaillissait près de moi.....

Un ange éblouissant,le visage chimérique d'une mère disparue me souriant et me tendant harmonieusement les bras.Elle était venue me chercher et m'accompagner vers ce que j'appelais "mon éternel royaume".

Alors je sentais mon esprit quitter mon corps en prenant de l'altitude.En bàs,mon jeune enfant pleurant dans mes bras inerte et sans vie.Mon glaive à ses côtés.

Des pas placide,des êtres à l'allure hideux et repoussant s'approchaient aussitôt de lui.

Une des femmes de ce clan prenait délicatement le petit dans ses bras,le berçant et lui prodiguant tous les gestes d'une mère affective.

Oenri s'arrêtait enfin de pleurer entre les mains sécurisant de la créature et moi j'étais bien trop loin,bien trop haut pour pouvoir contempler précisement son sourire.

Une destinée bien étrange m'avait été conférée mais avant de disparaître dans l'oubli,je savais que mon fils avait trouvé une famille qui l'aimera et qui lui apportera  le bonheur tant rechercher.Je pouvais partir le coeur rempli d'une paix impérissable et sempiternel....Une paix nouvelle,sans limite et sans haine.

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Posté par DRAGONMIRE à 23:00 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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