RECITART

16 mars 2019

Tristesse

Tristesse

Huile sur toile 41/26 cm

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10 mars 2019

Oënri

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Huile sur toile 30/40 cm.

Oënri est le personnage principal de mon 4eme livre : le royaume des peuples oubliés, tome 2.
Il est ce qu'on appelle un hälften : un sang-mêlé, mi-elfe, mi-homme.
Il est aussi le détenteur de l'épée suprême du dragon.
Il est tiraillé entre le bien et le mal. La lumière du côté de sa mère, une elfe, et l'obscurité du côté de son père, un homme.

Le poids du monde se trouve sur ses épaules.

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20 février 2019

Mon exposition à la Maison du Département de Dinan sur le journal de Ouest France

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22 décembre 2018

La grive musicienne de mon jardin

La grive musicienne

Huile sur toile 30/40 cm

Peinture réalisée en 6 heures

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30 septembre 2018

Phenryll

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Huile sur toile 41/33 cm

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27 septembre 2018

Promenade d'automne

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Huile sur toile 46/55 cm

Morgane comme modèle

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31 août 2018

Un article dans le télégramme concernant mon livre "l'étoile de la solitude".

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28 août 2018

Dans les bois du sombre crépuscule

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Huile sur toile

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Le miroir de l'âme

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Huile sur toile 50/60 cm

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Le jardin des fleurs

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Ma version personnelle de l'Origine du Monde

Huile sur toile

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03 juillet 2018

l'ETOILE DE LA SOLITUDE (le livre)

l'étoile de la solitude (9)

 

Présentation du livre

      Sõljin est né dans une contrée reculée de la Suède. Dès son plus jeune âge, il souffre d'un mal qui ne cesse de tourmenter son esprit. Ses parents sont contraints de quitter leur pays pour le bien-être de l'enfant et s'installent dans le sud de la France. Sõljin grandit et rencontre Wendine, une jeune fille en quête de bonheur. Il en tombe amoureux et les jeunes gens s'installent ensemble.

      Mais le destin sait se montrer cruel : plus tard, il jouera au couple un mauvais tour. Par amour, la jeune femme s'éteindra et trouvera refuge dans un monde meilleur. Désespéré, Sõljin est alors livré aux troubles liés à sa maladie.

      Ce même destin placera sur sa route de belles rencontres, qui changeront son quotidien de fort belle manière. Sõljin est avide de connaissances. Sa nature le pousse à vouloir percer les secrets de l'univers. D'ailleurs sa vie elle-même est jalonnée de mystères. Il finira par être confronté à de plus grands mystères, inaccessibles à la raison. 

      L'auteur nous fait découvrir dans ce roman plusieurs destinées, liées et partagées entre l'amour, l'amitié, la joie, la détresse... Il a su rassembler habilement des éléments essentiels et révéler avec subtilité la personnalité de chaque protagoniste, pour obtenir un récit surprenant et riche en émotions. L'étoile de la solitude se situe dans la ligne de « Chloris et le pêcheur de Cancale ».

    Couverture de page réalisée par l'auteur (huile sur toile)

   Les lecteurs peuvent l’acheter sur amazon

 

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02 juillet 2018

l'ETOILE DE LA SOLITUDE (chapitre 6) Louna : révélations

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   Soudain, sans qu'elle s'y attende, une lionne sauta sur le capot de la jeep. Elle adopta un comportement agressif, les vibrisses hérissées, les plis sur le nez et les dents sorties. Des gouttes de sang du buffle coulaient de sa puissante mâchoire. Louna demeura immobile, figée par la peur et collée au siège. Elle tremblait de manière incontrôlable et voulait crier, mais sa voix resta muette. La jeep n'avait pas de toit, seul le pare-brise faisait obstacle au félin. Cela n'allait pas le retenir. Plus rien n'était en mesure de sauver Louna d'une mort atroce. Elle allait se faire dévorer vivante.

      La lionne s'approcha d'un pas. Elle laissait couler de la salive sur le volant et fixa sa proie qui ne clignait plus des yeux. La jeune femme pouvait sentir son souffle et son haleine. Elle était à portée des crocs. Pourtant, aussi mystérieux qu'était le monde impitoyable des animaux de la savane, le fauve, en proie à une grande frayeur, recula et s'enfuit à toutes grandes enjambées. Quelque chose l'avait effrayé. Louna regarda derrière elle, il n'y avait rien, aucun animal susceptible de faire fuir la lionne, aucun humain.

      C'est alors qu'elle sentit un souffle chaud derrière sa nuque. Il y avait une présence dans l'habitacle de son véhicule. C'était une présence protectrice, bienveillante. Ce moment surnaturel offrit à Louna le courage de faire demi-tour et de trouver la protection des Massaïs dans leur camp.  

      Derrière elle, rassasié, le lion dominant alla se reposer à l'ombre. Il laissa les autres membres du clan se repaître de la chair du buffle. La férocité des prédateurs laissa place à l'unité du groupe social. Ils quittèrent ensuite les lieux, le ventre rempli. Sans plus attendre, les charognards se précipitèrent sur la carcasse déjà entamée. Les hyènes se servirent en premier. Puis vint le tour des chacals, des vautours et des marabouts d'Afrique. Rien ne fut laissé, hormis la tête et les os. Tout avait été entièrement nettoyé. Le calme revint aussitôt.

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l'ETOILE DE LA SOLITUDE (chapitre 5) Éloïse : le souffle d'une vie

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     Suite à cette impitoyable nouvelle, Éloïse se sentit trahie une nouvelle fois. Le départ d'Elena de sa vie avait été difficile. Celui d'Éléonore allait avoir des conséquences désastreuses sur sa destinée. Son attachement à la jeune femme avait été tissé par le fil manifeste de l'amour, et l'amour lui avait brisé le cœur. Elle était effondrée.

      Éloïse se sentait perdue. Elle errait sans but dans la ville où elle habitait. Et parfois, elle restait dehors toute la nuit sans pouvoir fermer l’œil, sans pouvoir oublier celle à qui elle vouait des sentiments d'une infinie tendresse.

      Au cinquième jour, après le départ d'Éléonore, Éloïse prit la voiture pour évacuer ses peines et roula de manière aléatoire. Elle arriva par hasard à Marville. Elle se gara plus loin, au plan d'eau de l'Othain, et continua son errance à pied. À part un homme qui s'adonnait au plaisir de la pêche avec son fils, l'endroit semblait paisible.

      Le plan d'eau de l'Othain était ceinturé d'une forêt de feuillus, de landes et de broussailles. Des compétitions de pêche à la carpe et au brochet y étaient prisées.

      Lorsqu'une personne a le cœur brisé, elle recherche d'office la solitude. Elle sait pourtant que cet isolement aura un effet déplorable sur son état mental, pourtant elle y tient. Cette décision effective conforme à une intention est programmée dans nos gènes. C'est ce qui rend la nature humaine fascinante.

      Dans cette solitude objective, Éloïse se sentait bien et en même temps, harcelée par les souvenirs de son passé avec Éléonore et Elena, elle éprouvait un pincement dans son cœur. À force de réfléchir, de penser et de repenser, elle finit par se perdre dans ses propres réflexions. La voilà prise par de violentes crises de regret. Son âme en détresse recherchait à la fois l'éloignement d'avec ses semblables et du réconfort.

      Comme les mots du silence, éclairée par la lumière du soleil, sa faculté de discernement se détachait progressivement de ses sens. L'amour avait le pouvoir de déstabiliser ses victimes. Il pouvait même leur faire perdre la raison et leur faire commettre l'irréparable. Éloïse était devenue sa proie. Il n'allait plus la lâcher. Sans l'aide de quelqu'un sur qui compter, sa vie allait se briser comme l'éclat d'un verre. Et rares sont les fois où un verre puisse être recollé. En général, lorsqu'on casse un objet, il ne sert plus, on le jette. Lorsqu'un cœur se brise, vu de l'extérieur, il n'y a rien qui nous montre son état intérieur et pourtant en réalité, il est irrécupérable. Éloïse était sur le point de laisser son cœur se rompre complètement.

      Décidément, l'amour est insaisissable. Il a un côté pile et un côté face, un côté lumineux et un côté sombre, un côté positif et un autre négatif : c'est l'équilibre des forces. Dans un seul sentiment, subsistent deux variations de force de contre-mesure. C'est la conséquence qu'engendre une réaction. C'est l'ordre et le chaos. La réaction négative est égale à une conséquence négative. Une réaction positive équivaut à une conséquence positive.  

 

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l'ETOILE DE LA SOLITUDE (chapitre 4) Sõljin : rêves interdits

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    Sõljin, quant à lui, se rappelait les histoires qu'il inventait, les rêves qu'il faisait, mais pas toujours ses conversations avec les personnages de son imaginaire. Ce matin-là il se sentit triste, incroyablement triste. Il avait assisté à la mort de l'héroïne principale de ses débordements parapsychiques. Il avait suivi les épisodes de sa vie depuis sa naissance et aujourd'hui, elle n'était plus. Elle n'allait plus hanter ses rêves et ses visions.

      Au départ, ses rêves étaient tendres et merveilleux et au fil de ses évolutions, ils devinrent sombres, presque chaotiques. Il s'impatientait de regagner ses rêves, là où il les avait quittés et en même temps, il appréhendait de ne plus jamais revoir la jeune princesse elfe, bannie par son propre peuple et assassinée par la race humaine. Qu'était devenu son fils, si jeune et si vulnérable ? Il ne savait pas ce qui l'attendait, ce qu'il allait rencontrer. Quelle allait être la suite de son aventure ? Tant de questions, mais pas de réponses, pas tant qu'il ne reprendrait pas la suite de ses visions. Et pour cela, il fallait qu'il bascule dans l'inconscience.

      Il devait arrêter de penser à tout cela et s'efforcer de rencontrer des gens. C'était dimanche. Il sortit de chez lui pour profiter du soleil radieux. Il marcha dans la rue et au bout d'une demi-heure, il s'arrêta brusquement. « Je suis resté trop longtemps cloîtré dans ma solitude. Ma vie est synonyme de privation. Je refuse de continuer à vivre en totale autarcie dans la nuit la plus sombre. Je dois me laisser guider vers la lumière. Mais qui saura m'apporter cette lumière ? »

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l'ETOILE DE LA SOLITUDE (chapitre 3) Elena : ma seule aimée

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 Là-bas, au pied des grands pics, s'éveillait peu à peu sous les premières caresses du soleil le monde de l'infini tandis que plus loin, le fleuve disparaissait dans la forêt. La lune s'effaçait à regret devant l'aurore, suivant la fuite du passé, du présent et de l'avenir. Elena avait acquis un jour la conscience du vivant, mais le souffle glacial de l'hiver la projeta dans la vallée de l'angoisse et des larmes.

      Elle avait souvent été seule, désespérément seule. C'est donc par expérience qu'elle réfuta l'idée de revivre cette solitude qui l'avait tant privée du bonheur. Sauf que personne n'est en mesure de prévoir d'avance ce qui va se passer dans l'avenir. Personne ne contrôle vraiment son destin. Et le destin se montra impitoyable.

      Les semaines passèrent, les deux jeunes femmes faisaient dorénavant chambre à part. Il y avait très peu de discussions entre elles.

      Un samedi matin, à l'aube, pour décompresser, Elena alla se promener en ville. Elle voulait respirer l’air frais matinal. Elle entra dans un parc déserté par les enfants et s'installa sur un banc. Elle avait pour seule compagnie le chant des oiseaux. Le jour exhalait de douces mélodies. Elle aurait voulu être ailleurs, au plus près des nuages, au sommet d'une montagne couverte par la neige éternelle, dans la cordillère des Andes. Ce lieu lui manquait. Et en cet instant, ce n'est que dans son imagination qu'elle parvenait à voyager et à trouver la paix intérieure. 

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l'ETOILE DE LA SOLITUDE (chapitre 2) La frénésie des sentiments, au delà de l'amour

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Cette nuit-là, à l'abri du froid, Éléonore s'endormit paisiblement. Elle ne fit aucun rêve. L'aube se dévoila majestueuse, sa chaleur remplaça celle du feu qui s'était éteint depuis longtemps. Sa lumière se fit de plus en plus forte, de plus en plus éblouissante, au point de réveiller la jeune femme de sa léthargie. Lorsqu'elle sortit de la tente pour s'étirer, elle constata qu'elle n'était pas seule. Deux jeunes femmes s'étaient emmitouflées dans leur sac de couchage, près du feu. « Qui sont-elles ? Quand et comment sont-elles arrivées là ? » Éléonore ne fit aucun bruit et décida d'attendre leur réveil pour défaire sa tente. En attendant, elle grignota tout en observant le paysage en contrebas.

      Les bourgeons luisaient sous les premiers rayons du soleil, qui transpercèrent les nuages pour venir éclairer les gouttelettes d'eau. Elles suintaient des feuilles. Plus haut dans le ciel, un couple d'aigles virevoltait au gré des courants ascendants, à la recherche de petites proies, cachées sous le taillis et les hautes herbes.

      Éléonore se sentait bien. Elle écoutait le bruissement furtif et paisible des ruisseaux. La nature reprenait vie après un long ensommeillement. Elle dévoilait l'étendue de sa beauté. Les montagnes étalaient leurs silhouettes au monde d'en bas, leurs crêtes recouvertes de neige éternelle. « C'est une belle journée pour éprouver la mort. Le monde dans lequel j'irai vivre au-delà de ma propre vie ressemblerait-il au nôtre ? »

 

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l'ETOILE DE LA SOLITUDE (chapitre1) Wendine : l'étoile céleste de la solitude

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      Wendine ne perçut pas la traîtrise de l'amour venu s'infiltrer au sein de leur famille. Il avait pris son père en étau et ses étreintes sur lui étaient tenaces. C'est en observant le sourire disparu des lèvres de sa mère et ses yeux qui dévoilaient une impérissable tristesse que la jeune fille comprit que quelque chose n'allait pas. Elle put capter toute la souffrance qui s'était logée dans ses yeux. La vie qu'elle avait connue jusqu'à cet instant avait perdu toute sa logique.      

      Elle essayait parfois de réconforter sa mère en lui apportant un peu de sa chaleur. Elle avait beau rechercher des mots qui sauraient la toucher, comment une si jeune enfant pouvait-elle rivaliser avec la puissance de l'amour ? Les mots qu'elle prononçait n'avaient aucune emprise sur l'ébauche de l'amour. Sa mainmise sur le père engendrait inévitablement la douleur et le désespoir chez la mère. De par son jeune âge et en manque d'arguments, Wendine savait très bien qu'elle s'y prenait mal. Et comme tout parent responsable, sa mère l'incita à ne pas s'immiscer dans leur discorde.

      Un soir, après une violente dispute, son père claqua la porte sans se retourner et prit la voiture. Les paroles furent brutales et les conséquences irréversibles. Les nuages déversèrent la tristesse des dieux sous un ciel chargé de pluie, et la stridulation du grillon se tut.

      À l'aube, profitant de l’accalmie et se laissant bercer par la brise matinale, Wendine sortit dans le jardin. Elle fut accueillie par un arc-en-ciel. Les fleurs dansèrent et laissèrent échapper une profusion de senteurs, d'arômes et de parfums mielleux. Les premiers insectes pollinisateurs faisaient le plein de nectar, tandis que plus loin, virevoltaient ici et là quelques papillons. La jeune fille contempla les nuages qui disparaissaient au loin et les lumières naissantes du ciel orangé. Elles étaient douces et belles. La frontière entre la nature et l'homme céda sous un jour nouveau.

 

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