25 février 2007
REVES INTERDITS
Le printemps avait soudainement pris la place de l'hiver.Les chaines de montagnes étaient toujours recouvertes d'une épaisse couche de neige.
Les lacs et les rivières laissaient jaillir de ses eaux limpides et glaciales l'abondance de la vie aquatique.
Les frênes et les sapins aussi majestueux chantonnaient leurs histoires aux aigles qui tournoyaient grâcieusement dans l'air fuyant venu du grand nord.
. Les animaux de la forêt cotoyaient paisiblement les nymphes des bois,se laissant bercer par la brume du matin.
. Les plantes et les fougères illuminées par la rosée souriaient discrètement à la lumière du soleil.
. La nature offrait à ma vacuité une attraction enchanteresse. .
A travers cet environnement éblouissant,je ressentais subitement une forme mystérieuse au parfum envoûtant venir emmerveiller et troubler chacun de mes sens.
. Alors,jaillissant de nulle part,une forme éblouissante apparaissait devant moi,come par magie.
. Tandis que ses yeux flirtaient avec les miens,son regard était d'une singulière puissance futile et chaste,exerçant sur moi bien plus que l'attirance de la beauté;c'était un charme d'une irrésistible fascination.
. Sa venue annonçait la promesse de la convoitise.
Son visage mis à jour par la clarté était le plus beau des spectacles et l'harmonie la plus douce était le son de sa voix.
Ses cheveux,ses lèvres,sa carnation était l'air qui cherchait une saison.
Son coeur était dépourvue de rides et pur comme un diamant que rien ni personne ne pouvait entamer.
Même les antités qui voulurent résumer son incantation en un seul,mirent dans sa pensée tout l'infini du ciel.
Elle était celle qui voulait l'absolu,pas d'amour hors de l'absolu,de l'unique,de l'immaculé...
Chaque instant avait la grâce de ce qui était éphémère.
Je voulais la prendre dans mes bras,l'aimer et la chérir pour que le monde désolé n'aille s'étendre dans ce qui restait des nues.Mais il n'y avait que l'amour pour vaincre le temps et lui s'arrêtait là,l'illusion s'effaçait.
Une espèce de mansuétude perçait l'ombre d'un regret.
Les soufles et les stridents de la nuit m'assaillirent et découvrant la voûte de l'univers,j'avais le sentiment d'une grande main posée sur le monde irrascible,une main qui remuait mollement laissant filtrer des millions de petites lumières entre les interstices de mes doigts.Je me réveillais alors brutalement,sursautant du lit défait par cette agitation austère.
Etait-ce là l'image d'un rêve troublant qui avait été si longtemps privé d'une dimension supérieure où l'irrationnel tuait l'ennui,aiguisait l'esprit et stimulait l'âme ou n'était-ce alors que vision nocturne vécue de mon autre vivant.
Ce spectre rejettait maintenant ma subsconscience par les efforts concentrés par ma saisie essentielle.La force était partout à l'oeuvre,mystérieuse,souriante ou terrible.
Je m'étais dès lors fait face à la vraie vie,dissimulé par la haine bestiale de l'homme sur une terre au comble du dépouillement,une terre bafouée et souillée mais une terre qui restait avant tout ma substance.
Ce rêve troublant venu des étoiles ne m'appartenait plus.Alors je restais là impassible,les yeux sanglotant les larmes du destin cruel et insipide.
Au delà des rêves,l'imprévisible de la réalité sillonnait par chaque instant de la vie,l'inquiétude de l'esprit;souveraine de la terre et l'apparât de l'âme;glorieuse des ténèbres....
Commentaires
surprenant
quel texte surprenant et magnifique bercer de mystère et d'inquiétude.
Un texte qui reflète sûrement les rêves qui voyagent à travers l'esprit...
si joliment conté
j'ai bien aimé lire ce texte car il reflète vraiment les rêves mystérieux que nous faisons et que nous n'arrivons pas à décrire.
très joli texte!
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