RECITART

mon site comporte les récits que j'ai écrits ainsi que les tableaux que je fais.

05 juin 2007

LE SOUFLE D'UNE VIE

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Je me tenais là,à l'ombre d'un pin parassol qui bougeait lentement,d'heure en heure,suivant la course du soleil.

Solitaire depuis toujours,je contemplais vénérablement le vol majestueux d'oies sauvages continuant leur longue migration vers une contrée inconnue.

Une pluie fine se mit étrangement à gondoler à la brise tandis que les feuilles continuaient à recevoir les rayons du soleil.

Elles scintillaient sous l'eau puis finissaient par ressembler à toute autre chose qu'à des feuilles.

C'était un temps fort étrange.

Venant des hauteurs,un épais brouillard s'épaississait considérablement.J'étais pétrifié et paralysé devant l'aspect que prenait les choses.

Dans cette quiétude devenue intense,mes sensations se dilataient,ma conscience s'éveillait et le silence mourrait dans le cri des oiseaux,du chant du vent et du frémissement des roseaux.

Les chênes eux-mêmes semblaient être faits d'une matière inerte,leurs écorces encore entourées d'ouates.

Là haut,la nuée de petits papillons avait perdu de l'altitude et se dispersait,pillée,déchirée par le vol des passeraux qui s'ébrouaient en tout sens,pris de frénésie dans un poudroiement de farine et d'ailes brisées.

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Le cris des oiseaux semblaient jaillir soudainement et les papillons battaient maintenant en retraite,descendant en catastophe entre les branches et les grands arbres pour s'évanouir enfin dans l'herbe et le taillis.

Je sentais alors la chute brutal de la nuit comme le déroulement d'un rideau.

Les yeux dans le vague,j'écoutais le bruissement paisible des étoiles qui s'étalaient et tombaient en pluie harmonieuse,chaque instant plus proche et la rumeur des humains sur la colline chaque instant plus lointaine.

Une grisaille très douce laissait apparaître toutes les couleurs que prends habituellement la vie comme à travers un voile.Celles-ci se fondaient dans le passé.

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En fait,je ne savais plus avec la fuite de la lune et des étoiles si ces couleurs appartenaient au présent ou à l'avenir.

Les lucioles brillaient comme pour éclairer mon âme.Tandis qu'à vouloir espérer la lumière revenir sur terre,je n'avais fait que m'enfoncer d'avantage dans l'obscurité et m'y perdre.

Le silence me mystifiait et m'emportait insidueusement vers un autre lieu,un autre temps,vers une musique intérieure.

Me voilà possédé soudainement de sensations fortes.Je me mettais à folâtrer l'espace,à consumer l'obscurité par de grands gestes qui disaient,dansaient et chantaient les mondes et les arrières mondes,les bois qui sont derrière les bois,les tremblements,les éboulis et les cataractes.....

Alors je respirais longuement l'air salubre du vide impénétrable et neurasthénique.

Egaré dans ces terribles pensées à me maintenir hors de cette réalité imaginaire,j'eus soudainement l'impression d'être debout au bord d'un précipice à contempler les entrailles de l'enfer dont j'avais toujours ignoré l'existence.Un monde sousjascent féroce,animé de bêtes vociférentes et de pulsions d'une inimaginable noirceur.fee_248

Subitement l'ombre de la mort semblait m'affranchir et me conférer une sagesse dont je ne m'aurai pas cru être digne.

Je me sentais enfin libre,une liberté sans faille,sans fin et sans limite.

Le destin est mince comme une feuille de papier et ma destiné sur terre s'arrêtait là.Une vie pour une autre au royaume de l'éternel,vers mon seul chemin au delà de la solitude.

Plus loin que la pensée,plus loin que ma vie,il y avait l'éternel...

Posté par DRAGONMIRE à 05:50 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

UN AMOUR ETERNEL

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Les étoiles se sont éteintes avec le pâle rayon de lune,l'obscurité est vide et son espérance est brève.

Coulent les pleurs amères,une âme brisée,désespérée qui s'élance comme une vague et puis s'en va.

Entre les branches,l'aurore vient frapper mon visage et la tristesse me montre le sien pris dans un froid aride.

"O,Roi du ciel immortel,je viens te prier;ai pitié de ma souffrance.Dis moi pourquoi je vis tant d'année sous ce fardeau?Mon aventure n'est plus qu'un souvenir,pourtant ni les vents ni les tempêtes ne peuvent m'empêcher de l'oublier.Ni le fléau ni les ténèbres ne peuvent s'opposer que je lui dise"je t'aime.Ni la nuit sombre qui cherche à m'emprisonner dans ses étreintes ni la convulsion intense qui guette et qui s'apitoie sur ma solitude ne sauraient éteindre la flamme qui brule dans mon coeur,un coeur rempli d'amertume à jamais éternel."

Puisqu'à chaque déclin,sa douceur m'accompagne et me rappelle la fatalité obscure de l'insouscience.

Voyez sa démarche céleste,voyez là ivre de connivence.

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Puisque j'erre dans le creux de mes rêves,sa candeur blessée est partie pour l'éden.

Je ne me blâme plus,mon existence pleine d'erreur est maintenant loin de la quiétude et de l'espérance.

Voyez cette grâce que le vaste ciel m'accorde si rarement.

J'attends sans trouver le repos et souvent je hurle que je veux périr.

Mais je ne veux ni vivre ni périr d'un si doux fantôme.

O,Maître de l'altruisme,créateur de l'univers,de la terre et de la lumière;écoute ma prière.

Je ne trouve plus la paix et la mort se rit de moi.Même l'omnirisme ne me comble plus,je me languis...

D'où me vient ce tourment?

Je t'en prie Esprit vain,débarrasse moi de la pensée changeante de n'être qu'à elle et de ne vivre que pour elle.

Où se rassemble mes soupirs?

O,Soleil Divin,soufle des choses mentales sans paroles dont la douceur me blesse;je ne vivrais pas.

Moitié hiver,moitié exile,privé d'elle ma destiné s'enfuit et me rend esclave du fleuve;emprunt d'éternité.

Je brûle même dans cet hiver et j'aimerai arrêter le chariot des étoiles.199

Même si l'histoire a honte de moi,je lui appartient à jamais et aujourd'hui je ne sais plus qui je suis.

Je me traîne en pleurant car vous verrez qu'un coeur privé de passion ne peux plus vivre.

Paroles douloureuses,destin vain,que sont devenus les rêves vides?

Où sont passés les brefs vertiges?

O,Nature,art ultime,art sublime dont nous sommes faits,donne moi un peu de ta voix car nul ne sait ce qu'il dit et nul ne sait ce qu'il fait.

Couleur d'infini,brûlante,la vie et la mort s'effleurent,se nouent,se dénouent,se rattrappent et se fuient vers l'océan,d'un amour dans l'abîme.

La réalité est oubliée,le présent est notre temps et ce désir d'aimer plus fort que l'être aimée est maintenant plus amoureux que l'amour lui-même.

Prisonnier de ma longue traînée de souffrance et galvanisant trop longtemps,je m'élève enfin au dessus de la lune.

Les prières ne peuvent mentir et le temps est un arc-en-ciel dans une tempête.

Nous vivons la vie là où le destin oeuvre à l'intérieur de l'esprit et dans le sang longtemps avant de toucher l'âme de dehors:C'est l'attachement du corps et de l'esprit.

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Pourtant il arrive que la vie appartenant à la terre s'achemine vers l'abstinence de l'ascète sombre et âpre pour s'abandonner au monde du néant.

La lumières des étoiles mortes,tiraillée par une faim de connivence m'octroie avec ferveur cette force de vie inéluctable.

Par l'amour et la dévotion,je meurs et je revis.

Le poids de l'éternité est immense,l'équilibre est rétablie.

Renaissant et jubilant avec lascif,je ne bougerai plus de ses bras,je serai tout contre elle,toute une nuit,toute une éternité jusqu'à ce que la lumière s'éteigne à jamais,et enfin elle sera mienne...216

Posté par DRAGONMIRE à 05:47 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

sigur ros


Sigur Ros - Glosoli
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Posté par DRAGONMIRE à 05:46 - VIDEOS - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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