RECITART

mon site comporte les récits que j'ai écrits ainsi que les tableaux que je fais.

14 décembre 2007

Ma seule aimée

12587550_pPerdu dans ses pensées,sur un rythm de perdition,seul avec lui même,les yeux dans le vague.

Toujours ces éternels souvenirs qui viennent sans cesse le hanter et l'anéantir.

Pourtant il avait cru,c'était comme dans un rêve,aux frontières de l'iréel.

Sur les boursouflures infimes de la surface de la terre,ils s'étaient rencontrés là haut dans les plaines célestes,au pied des montagnes;mères des rêves.

Dans ces pays interdits et de ces citées secrètes,elle devenait la seule aimée.

O,jeunesse,faite de lumière et de pensive éternité,Roc du songe au crépuscule,d'où les montagnes au delà du rêve sont issues de ce monde et signe hautain vers le ciel.

Ils respirèrent,agissèrent,parlèrent et s'aimèrent....Ils devenèrent autres.

Elle,beauté exquise fuyant devant l'aurore,tourment des formes,prête à éclore comme un papillon.

Fleur sans tige que l'on cueuille en un réseau dans la nature infinie.

Elle vivait en harmonie parmi les plantes et les oiseaux.Le regard s'égarant vers les peuples effarés.

Lui,troublé par ce désir d'aimer,plus tendre que l'amour lui-même,s'emmerveillait jalousement à une passion inouie au contact de ses yeux flamboyants de vie et de sa peau douce et charnelle.25798264_1_

Pour elle,il a du longer le transi,déambuler les vapeurs de l'ivresse ,escalader la cime inquiétante des falaises.Risquer l'imprudence illimité dans les gorges ténébreux du néant;triomphant toujours et héroÏquement du péril et de la fatalité.

La joie circulait et flottait tout au long des hauteurs et sur toute l'étendue de la vallée.

Aux arbres,il y avaient la feuille et le bouton,aux champs il y avaient l'herbe et la fleur,aux cieux il y avaient l'oiseau et le doux mirliton et enfin au mur il y avaient le lézard et le colimaçon.

L'harmonie et la frénésie étaient en eux et autour d'eux.

Un jour pourtant,lorsque les ombres furent durement longues et les colchiques s'attardaient à fleurir,on entendait les troupeaux descendre.Alors le gel et la tourmente brassaient le grésil avec cents démons.

Très loin là bàs,certainement vers le nord,dans l'immortalité,où la scie des neiges mordait l'azur,où sur la pierre,la fureur du torrent s'aiguisait,l'éminence de la mort brisait la mouvance de la vie.

Les lentes ailes de flocons s'égaraient avec la fantasque brise d'automne.71

Alors,elle l'abandonna insidueusement d'une vie à une autre,vers l'errance où le néant dépourvu de limite règne en absolu.

Effroyablement blessé par cet avènement subit et dévastateur,sa peine devint incurable.

Son corps trop usé pour réagir,son esprit trop vidé pour penser,il s'écroulait là,dans une fine couche de neige,illuminé par les lointains rayons de soleil et donnant au paysage un aspect frugal et insipide.

Tourmenté par cette ivresse amnésique,sa conscience s'évaporait et le rendait fébrile.

Un froissement furtif jaillissait de son coeur qui s'effilochait lentement.

Pénétré d'une transe inconnue,il restait là,figé une fois pour toute.

Et puis,le silence légèrement bourdonnant qui le mystifiait fut interrompu féeriquement par une voix d'une douceur surprenante et angelique.

Elle était venue le guider vers sa destinée.

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"Au delà des montagnes,où le ciel est plus pur et plus joyeux,tu me trouveras penchée sur l'eau fuyante d'un ruisseau,là où la brise apporte la fraiche senteur d'un laurier.

Là,est mon coeur et celle qui me la prise.

Ici,tu ne peut voir que ma seule et véritable apparence.

Prends moi dans tes bras pour que le vaste ciel,infini de célestes te fasse entendre ce que tu ne peux entendre et percevoir ce que tu ne peux voir.

La vacuité douce des regards brille dans nos yeux.

Par delà la nuit où même les songes n'atteignent définitivement les étoiles,nous sommes maintenant réunis pour s'aimer à jamais et plus rien nous séparera des cieux.

Notre amour sera enfin éternel."

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Si la vie est parfois facile,parfois ardu et parfois fascinant,parfois blessante,que nous apporte-t'elle?

La vie et l'amour,plus fort que la mort.

Posté par DRAGONMIRE à 17:03 - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 décembre 2007

POUR TOI

y1p_9W3KtwH6ug_ocQTtC9RGGYLe0izRSVwRbX94DbPpZKnyJdkGvV7nJ_SyBzUMi8pli9_ix0NxfkSi Dieu existait,il aurait fait de toi,l'étincelle de la vie,la flamme de l'innocence et l'incarnation du désir au plus profond de mon coeur.

Si l'harmonie existait,elle serait en toi et autour de toi.Où que tu sois,elle serait à tes côtés pour troubler le regard des âmes damnées,pour semer dans leur coeur la juste valeur de la vraie vie et enfin pour apporter à chacun sa propre beauté intérieure avec fierté.

Si l'amour  existait,on la verrait de très loin dans tes yeux issu d'un rêve étange où la magie et la contemplation se fonderaient en une même poésie.

Si le père noël existait,tu serais le plus prestigieux des cadeaux qu'il m'aurait offert un jour car tu es la rose merveilleuse que j'effleure avec mes lèvres.J'abreuverai la sève affriolante,ce doux nectar,empreint d'incandescence qui ne se dévoile qu'en ma présence avec frénésie.Ton sourire me ferait tressaillir jusqu'au plus profond des plaisirs charnels.Tu serais l'étoile qui illumine les rêves, la beauté exquise et fascinant et à ta venue,les forêts fremisseront,les tempêtes s'éloigneront.

Si un souhait devait se réaliser,mon choix serait fait.Je demanderai de prendre tes mains avec toute la douceur du monde,je m'envolerai avec toi au dessus des montagnes,à travers les nuages,par delà la vie pour être à jamais et pour toujours avec toi......

Posté par DRAGONMIRE à 15:39 - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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