RECITART

mon site comporte les récits que j'ai écrits ainsi que les tableaux que je fais.

21 septembre 2007

LE CHASSEUR DE SANG - chapitre3

Cette terre était recouverte d'un drap ensanglanté par une guerre presque achevée,une terre ravagée par le poids de la cupidité.

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J'étais maintenant aux portes de la citadelle,je me trouvais face au roi qui était maintenant seul,son armée défait de mes coups de lames.

Ce roi démuni à jamais de raisonnement était persuadé de son immortalité et se proclamait demi dieu et indestructible grâce à la pierre du dragon.

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Tois jours et trois nuits durant,notre combat eu lieu et l'arme à la main renforcer par l'essence vital qui circulait dans mes veines,je lui tranchais la tête et sortis enfin vainqueur de l'amalgame du conflit.

Grâce au poupoir que je possèdais,j'étais devenu le guerrier ultime,le conquérant de l'opresseur,le chasseur de sang maudit.

Le peuple voulait me confier le talisman ainsi que l'annulette du dragon qui était depuis longtemps en la possession du souverain déchu en me couronnant roi des hommes mais je me retirais très loin de la pensée sinistre humaine.

Je les délaissais dans leur ubiguité malveillant car je voulais goûtter à une liberté jusqu'à lors inconnue.

J'étais maintenant en paix avec moi-même dans les ruines du lac maudit.

J'avais trouvé mon repos et j'étais devenu mon propre et unique roi.

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20 septembre 2007

LE CHASSEUR DE SANG - chapitre4

17223636_1_Les années passèrent,

Le chaos règnait sur terre,la soif d'honneur et de gloire rongeaient les hommes tandis que le fracas des armes retentissait jusqu'aux entrailles de l'enfer.

Il était temps pour moi de voir ce que je refusais de voir et d'entendre ce que je ne voulais entendre.

L'apparence humaine n'est pas le véritable apparence mais l'esprit qui y habite.

La prophétie devait irrémédiablement s'accomplir et par le pouvoir de la lumière et des ténèbres,cet émmerveillement fatidique d'une épopée kaotique devait maintenent cesser.Je redevenais ainsi le chasseur sombre qui devait sceller son destin une bonne fois pour toute.

Doté d'une clairvoyance indomptable,une inlassable envie de pouvoir avait séduit ma pensée intérieure.Je ne me privais donc plus mes faveurs par les impertinences des êtres humains.

Je savais ce que présageait l'instant présent dans l'histoire du monde car ma cruauté et mes actes rétissante feraient de moi le dévoreur de la vie,le noyau purificateur des âmes damnées.12370222_p

Ainsi donc,par ma fureur et par mes déferlantes coups d'épées,une éternité de tourment et de confrontation se dissipaient.

Le chaos s'estompait tandis que les hommes pleuraient le regret d'un passé lointain sous le déchainement violent de ma colère.

La peine coule dans la vie comme dans un fleuve,mes mains étaient tâchées de sang et mes rêves ombragés inlassablement par une affliction d'une exaspération morbide me montrant un jour le reflet grisonnant de mon âme.

Mon corps était devenu une prison que même l'esprit ne pouvait m'en libérer.

Bien qu'à ma dureté indéniable qu'à l'angoisse que m'inspirait continuellement la nécessité dépouvue de mes actes,la confusion demeurait liées à moi à jamais.

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Le temps était réduit à mon propre principe,à une inéfable substrat.Je pensais qu'il fallait mieux affronter son destin que de le lui échapper mais j'acquis depuis ,cette volonté grandissante de briser les chaines qui me retenaient prisonnier de ce lourd fardeau.

Je m'efforçais sans cesse à déchiffrer cette énigme qui m'avait jusqu'à lors privé de cette vocation immodérée et de cette connivence du bonheur,pourtant peu à peu l'illusion s'effaçait,mes craintes et mon désespoir devaient s'achever par une terrible malédiction.

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L'âme du monde demeurait intact entre ciel et terre et il était temps pour moi de hurler,de fuir et de mourrir.

Un jour,un frimas à l'aspect confus flottait autour de moi.Je m'imaginais alors dans une nouvelle vie,loin de la guerre,de la douleur et de la solitude pour que le coeur d'un corps en lombeau s'arrêterait et que sa souffrance s'apaiserait.

Je me voyais fondre dans un univers de beauté,de couleur et de vie mais il est dit que celui qui mènerait sa vie sans honneur périrait sans honneur.Alors l'histoire devait s'achever au pieds de ces montagnes.

Les lugubres voiles de la nuit déscendaient tandis que les Dieux frénaient leurs ardeurs.12196301_p

Je traversais enfin les dissidents du néant pour achever ma courte vie dans un autre lieu,vers une autre lumière.

A travers l'obscurité hostile,une partie du ciel s'étoilait et s'offrait à moi.Et comme un papillon,je déployais mes ailes,prêt à s'envoler vers une seconde naissance.Me voici traversant les nuages accompagné d'un ange qui n'était autre que ma mère,une mère que je n'avais jamais connu,une mère qui m'avait tant manquée...

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20 juin 2007

QUI SUIS-JE ?

Je suis la terre,avec l'aide de la pluie et de l'air,je créé un atmosphère et j'apporte la vie.

Je suis un arbre,un sapin très ancien qui surplante et qui veille sur toutes les vies du monde d'en bàs.Je raconte mes histoires qui s'étendent très loin dans l'espace infini emportées par le mistral.16029122_1_

Je suis le vent qui passe et qui joue avec tes cheveux voluptueux.Personne ne peut me voir mais il m'arrive de murmurer dans une oreille:"je t'aime."

Je suis l'oiseau aux milles couleurs qui vole dans l'air fuyant du ciel bleu,je plane et je traverse les nuages tel un ange avide de louange.

Je suis un flocon de neige,je vis du froid.Je ne peux être aprivoiser et je danse ici et là,accompagnée de la brise d'hiver.

Je suis la brume du matin,je cache et protège les elfes des forêts,les nymphes des bois et les fées des lacs de l'incompréhension des hommes.

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Je suis une montagne;mère des lieux.Je suis l'harmonie entre ciel et terre.J'ai vu le début de la vie et je verrai un jour la fin de toute existence sur ma chair endurcie par le temps.

Je suis une étoile,parfois sombre et parfois étincelante.J'illumine le monde des rêves comme pour éclairer le coeur de l'humanité;un coeur dépourvu bien trop souvent d'amour,de bonté et de pureté.

Je suis un souvenir,je hante les mémoires de tout être sur terre comme pour leur rappeler leur bonheur,leur malheur,leur joie et leur tristesse.

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Je suis une âme,grâce à moi le corps naît et se transforme.J'apporte la vie et une intelligence à l'esprit.Il peut alors penser,réfléchir et aimer.

Je suis l'amour,ce doux sentiment qui n'existe que dans les coeurs tendre et sensible.Quand l'amour subsiste,tout est lumière mais quand il s'enfuit,tout devient grisonnant et amère.Sa blessure peut être profonde,douloureuse et parfois incurable.

Je suis une fleur aux parfums envoûtant et pour finir ,je m'offre à toi..........13635261

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07 juin 2007

LA FLEUR DU TEMPS

kd112x39Le ciel s'assombrit progressivement,les nuages flottent au dessus des montagnes,menaçant et inquiétant.Fascinée et terrifiée,une petite fleur au destin fastidueux aussi merveilleuse qu'étonnante,grelotte mais reste éperduement passive.

Une coulée de brume dévale la pente de la coline en effaçant la lumière du jour tandis que le fracas du tonnère retentit aussitôt.

Les annimaux de la forêt pris à dépourvue par cet orage fuient et se réfugient comme ils peuvent,dans la quiétude pour échapper au mauvais temps persistant.

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Si la montée des eaux s'avère être un refuge pour la vie aquatique,elle est par conséquent un spectacle terrifiant et dévastateur pour toute autre vie sur terre.

L'explosion démeusurée des torrents résonne vigoureusement alors qu'une déferlante vague d'eau recouvre subitement les plaines en innondant la vallée.

La petite fleur est pris soudainement dans un tourbillon de boue destructrice mais quoi qu'il arrive l'âme du monde restera toujours intact.Malgré cette course effrénée contre les éléments en furie,le sol se dévoile,les champs refleurissent et les rayons du soleil pénètrent dans le coeur de la terre pour que la vie renaît à nouveau.

C'est l'été,malgré la sécheresse et les pluies diluviennes,l'irrésistible petite fleur jubile et sa volupté reste intact et éclatante.

Le temps passe,les saisons défilent et ces pétales aussi intriguante que resplandissante brillent à l'affût du soleil.Le monde est subjugué par sa beauté,les fées aux ailes lumineuses survolent sans cesse les prairies évitant les branches des arbres pour venir admirer la jolie petite fleur.rb9cs9plfee010

Plus tard,ceux sont les nymphes des bois et celles des forêts qui viennent contempler et s'emmerveiller devant elle.

Tout là haut,un aigle se laisse flotter et guider par l'air transitoire de l'indécis mais subrepticement le spectre du rapace se jette dans le vide et arriver au bord d'un précipice,ralentit son vol,plane et fonce inébranlablement sur une proie défiant la loi de la jubilation affective;Un profanateur méditatif voulant brouter et goutter aux pétales appétissante de la petite végétale

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La rumeur ne cesse jamais alors la grâce et l'agilité de l'aigle réussi à faire fuir le petit rongeur.

Les feuilles tombent unes à unes sur le sol jusqu'à ce que les branches soient entièrement dénudées.

Un vent glacial étire son voile désabusé d'Automne très loin,au delà des sens.

Les champs sont vides,les fleurs n'y sont plus et les étoiles ne brillent plus.Pourtant devant ce paysage dépravé et mélancolique,la petite fleur subsiste toujours,courtisée et parfois jalousée.

Elle est si belle et tellement pure,alors serait-ce par son innocence grâcieuse qu'elle reste aussi intact quelque soit le temps?

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La vie est imprévisible,le reflet de la lune montre aux uns et aux autres l'étendue d'une dimension souvent réelle et parfois irréelle.

Sur la surface scintillante des sommets enneigé,le blizzard enmène dans sa masse démeusurée l'hostilité des flocons exaltés.

Tandis que la tempête de neige persiste sur les hauteurs,les eaux se figent créant des sculptures élégantes et irrationnelles

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Les mois passent et la glace fini par fondre tandis que le printemps était attendu avec impatience.

Les cours d'eau deviennent des torrents qui s'immiscent ensuite dans les rivières immodérée et considérable.

Le bruit des cascades enthousiasme et apaise les esprits désenchanté du monde des êtres vivants.

Au milieu de l'extravaguant amas de neige restant,une petite fleur aux millles couleurs laisse échapper l'évidente parfum de la vie.

Secouant ses pétales,sa frénésie est adulé à l'ivresse de l'ode.

Le soleil brille,les nuages se sont évaporés et un arc-en-ciel impavide et frémissant de nuance dévoile sa  carnation féerique au monde de la forêt.

Pourtant les feuilles se mettent à se cacher brusquement,les branches se frétillent à l'approche d'un être maléfique.

C'est un homme portant un fusil et prêt à tuer sans état d'âme.174

Les animaux appeurés et destabilisés se courbent,se cachent et s'enfuient dans un désarroi total.

Un coup de feu retentit,la mort est ressenti et l'air est asphyxié par l'odeur invisible du sang.L'esprit d'un être innocent a quitté son corps pour aller vers un autre monde,une nouvelle contrée que les vivants sont prohibés.

Une elfe suit par mépris les pas dérrangeant de l'homme parsemés de sang qui le conduit à la petite fleur abimée et écrasée par la lourdeur et par le passage du méprisant chasseur machavélique.

Serait-ce la fin des mésaventures de la petite fleur extirper par une tragédie dérisoire,impunie et abject?27687323_1_

Fébrile et presque abbatue,elle pleure des larmes mystique et son courage s'estompe et se dissoue en même temps que sa pensée.

L'agonie finale et l'achèvement d'une vie précaire semble toucher à sa fin lorsque près d'elle,une tige naissant de la terre s'élève et s'abaisse aussitôt sur elle.

Alors une fleur aussi éblouissante que rayonnante,en pleine éclosion parsème sa clairvoyance sur la fragile créature meurtrie et comme par enchantement elle est réanimée et ramenée à la vie.

Ainsi,malgré la tourmente et la pénégrination du temps,elles se sont aimées et vécurent heureuses jusqu'à la fin des temps sans jamais se fanées ni flétrir.

Leur histoires et leur péripéties sont encore contées par les grands sapins aujourd'hui encore après tant d'années d'insousciance  parcimonieux et péremptoire...

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05 juin 2007

LE SOUFLE D'UNE VIE

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Je me tenais là,à l'ombre d'un pin parassol qui bougeait lentement,d'heure en heure,suivant la course du soleil.

Solitaire depuis toujours,je contemplais vénérablement le vol majestueux d'oies sauvages continuant leur longue migration vers une contrée inconnue.

Une pluie fine se mit étrangement à gondoler à la brise tandis que les feuilles continuaient à recevoir les rayons du soleil.

Elles scintillaient sous l'eau puis finissaient par ressembler à toute autre chose qu'à des feuilles.

C'était un temps fort étrange.

Venant des hauteurs,un épais brouillard s'épaississait considérablement.J'étais pétrifié et paralysé devant l'aspect que prenait les choses.

Dans cette quiétude devenue intense,mes sensations se dilataient,ma conscience s'éveillait et le silence mourrait dans le cri des oiseaux,du chant du vent et du frémissement des roseaux.

Les chênes eux-mêmes semblaient être faits d'une matière inerte,leurs écorces encore entourées d'ouates.

Là haut,la nuée de petits papillons avait perdu de l'altitude et se dispersait,pillée,déchirée par le vol des passeraux qui s'ébrouaient en tout sens,pris de frénésie dans un poudroiement de farine et d'ailes brisées.

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Le cris des oiseaux semblaient jaillir soudainement et les papillons battaient maintenant en retraite,descendant en catastophe entre les branches et les grands arbres pour s'évanouir enfin dans l'herbe et le taillis.

Je sentais alors la chute brutal de la nuit comme le déroulement d'un rideau.

Les yeux dans le vague,j'écoutais le bruissement paisible des étoiles qui s'étalaient et tombaient en pluie harmonieuse,chaque instant plus proche et la rumeur des humains sur la colline chaque instant plus lointaine.

Une grisaille très douce laissait apparaître toutes les couleurs que prends habituellement la vie comme à travers un voile.Celles-ci se fondaient dans le passé.

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En fait,je ne savais plus avec la fuite de la lune et des étoiles si ces couleurs appartenaient au présent ou à l'avenir.

Les lucioles brillaient comme pour éclairer mon âme.Tandis qu'à vouloir espérer la lumière revenir sur terre,je n'avais fait que m'enfoncer d'avantage dans l'obscurité et m'y perdre.

Le silence me mystifiait et m'emportait insidueusement vers un autre lieu,un autre temps,vers une musique intérieure.

Me voilà possédé soudainement de sensations fortes.Je me mettais à folâtrer l'espace,à consumer l'obscurité par de grands gestes qui disaient,dansaient et chantaient les mondes et les arrières mondes,les bois qui sont derrière les bois,les tremblements,les éboulis et les cataractes.....

Alors je respirais longuement l'air salubre du vide impénétrable et neurasthénique.

Egaré dans ces terribles pensées à me maintenir hors de cette réalité imaginaire,j'eus soudainement l'impression d'être debout au bord d'un précipice à contempler les entrailles de l'enfer dont j'avais toujours ignoré l'existence.Un monde sousjascent féroce,animé de bêtes vociférentes et de pulsions d'une inimaginable noirceur.fee_248

Subitement l'ombre de la mort semblait m'affranchir et me conférer une sagesse dont je ne m'aurai pas cru être digne.

Je me sentais enfin libre,une liberté sans faille,sans fin et sans limite.

Le destin est mince comme une feuille de papier et ma destiné sur terre s'arrêtait là.Une vie pour une autre au royaume de l'éternel,vers mon seul chemin au delà de la solitude.

Plus loin que la pensée,plus loin que ma vie,il y avait l'éternel...

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UN AMOUR ETERNEL

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Les étoiles se sont éteintes avec le pâle rayon de lune,l'obscurité est vide et son espérance est brève.

Coulent les pleurs amères,une âme brisée,désespérée qui s'élance comme une vague et puis s'en va.

Entre les branches,l'aurore vient frapper mon visage et la tristesse me montre le sien pris dans un froid aride.

"O,Roi du ciel immortel,je viens te prier;ai pitié de ma souffrance.Dis moi pourquoi je vis tant d'année sous ce fardeau?Mon aventure n'est plus qu'un souvenir,pourtant ni les vents ni les tempêtes ne peuvent m'empêcher de l'oublier.Ni le fléau ni les ténèbres ne peuvent s'opposer que je lui dise"je t'aime.Ni la nuit sombre qui cherche à m'emprisonner dans ses étreintes ni la convulsion intense qui guette et qui s'apitoie sur ma solitude ne sauraient éteindre la flamme qui brule dans mon coeur,un coeur rempli d'amertume à jamais éternel."

Puisqu'à chaque déclin,sa douceur m'accompagne et me rappelle la fatalité obscure de l'insouscience.

Voyez sa démarche céleste,voyez là ivre de connivence.

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Puisque j'erre dans le creux de mes rêves,sa candeur blessée est partie pour l'éden.

Je ne me blâme plus,mon existence pleine d'erreur est maintenant loin de la quiétude et de l'espérance.

Voyez cette grâce que le vaste ciel m'accorde si rarement.

J'attends sans trouver le repos et souvent je hurle que je veux périr.

Mais je ne veux ni vivre ni périr d'un si doux fantôme.

O,Maître de l'altruisme,créateur de l'univers,de la terre et de la lumière;écoute ma prière.

Je ne trouve plus la paix et la mort se rit de moi.Même l'omnirisme ne me comble plus,je me languis...

D'où me vient ce tourment?

Je t'en prie Esprit vain,débarrasse moi de la pensée changeante de n'être qu'à elle et de ne vivre que pour elle.

Où se rassemble mes soupirs?

O,Soleil Divin,soufle des choses mentales sans paroles dont la douceur me blesse;je ne vivrais pas.

Moitié hiver,moitié exile,privé d'elle ma destiné s'enfuit et me rend esclave du fleuve;emprunt d'éternité.

Je brûle même dans cet hiver et j'aimerai arrêter le chariot des étoiles.199

Même si l'histoire a honte de moi,je lui appartient à jamais et aujourd'hui je ne sais plus qui je suis.

Je me traîne en pleurant car vous verrez qu'un coeur privé de passion ne peux plus vivre.

Paroles douloureuses,destin vain,que sont devenus les rêves vides?

Où sont passés les brefs vertiges?

O,Nature,art ultime,art sublime dont nous sommes faits,donne moi un peu de ta voix car nul ne sait ce qu'il dit et nul ne sait ce qu'il fait.

Couleur d'infini,brûlante,la vie et la mort s'effleurent,se nouent,se dénouent,se rattrappent et se fuient vers l'océan,d'un amour dans l'abîme.

La réalité est oubliée,le présent est notre temps et ce désir d'aimer plus fort que l'être aimée est maintenant plus amoureux que l'amour lui-même.

Prisonnier de ma longue traînée de souffrance et galvanisant trop longtemps,je m'élève enfin au dessus de la lune.

Les prières ne peuvent mentir et le temps est un arc-en-ciel dans une tempête.

Nous vivons la vie là où le destin oeuvre à l'intérieur de l'esprit et dans le sang longtemps avant de toucher l'âme de dehors:C'est l'attachement du corps et de l'esprit.

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Pourtant il arrive que la vie appartenant à la terre s'achemine vers l'abstinence de l'ascète sombre et âpre pour s'abandonner au monde du néant.

La lumières des étoiles mortes,tiraillée par une faim de connivence m'octroie avec ferveur cette force de vie inéluctable.

Par l'amour et la dévotion,je meurs et je revis.

Le poids de l'éternité est immense,l'équilibre est rétablie.

Renaissant et jubilant avec lascif,je ne bougerai plus de ses bras,je serai tout contre elle,toute une nuit,toute une éternité jusqu'à ce que la lumière s'éteigne à jamais,et enfin elle sera mienne...216

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Sigur Ros - Glosoli
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04 juin 2007

L'Etoile de la solitude - Chapitre 1

L'ETOILE DE LA SOLITUDE chapitre 1

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La vie existait depuis longtemps,les étoiles brillaient dans le ciel et l'immensité de l'univers offrait aux regards incompris un spectacle magique et éphémère.

Tout là haut,retirée des autres,apparaissait une petite étoile qui se mettait à briller sombrement:j'étais née.

Dès lors,ma vie n'avait été que souffrance et tristesse.Mon coeur saignait et mes yeux pleuraient des larmes de sang.

Je voulais me fondre et disparaître à jamais dans l'oubli de la tourmente et de l'indécis.

Je priais pour que les stridents du néant m'emporteraient dans l'austérité infini de l'éternel.

J'implorais le très haut pour que ma solitude ne soit plus que souvenir et que mon chagrin s'envolerait dans l'opacité austère de l'ascétisme.

Mon désespoir était si grand que la vie semblait en effet me quitter.16869682_1_

Pourtant,un matin d'hiver tandis que mes yeux flottaient encore dans le vague et que ma pensée errait ailleurs hors de cette réalité amère,mon attention fut attirée par quelques flocons de neige qui virevoltaient en tout sens pour venir mourrir sur le sol intimidé par cette danse étrange.

C'est ainsi que mes yeux avaient flirter avec son regard.

Une sensation nouvelle et inconnue s'emparait de moi et mon coeur se mit à battre très fort.L'amour m'avait foudroyé et j'étais devenue prisonnière de son amour.Je revivais....enfin!

Depuis,nos sentiments n'avaient fait que s'accroître et notre destin s'était lié.

La vie s'écroulait paisiblement par des jours radieux.

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Il arrive parfois qu'on doit quitter subitement,provisoirement ou à jamais l'être qu'on aime.

Un jour alors que je m'étais retrouver loin de lui pour une longue durée,entourée de chaînes de montagnes abrupte et par d'immenses forêts dense.

Craignant l'ennui irrascible,j'improvisais une sorte d'emploi du temps afin de subjuguer à ma vie une course à la curiosité et aux divertissements.

Toutefois,après des semaines monotones et ennuyeuses,je fus une rencontre inattendue.Troublé profondement,mon coeur était de nouveau balayé par une passion violente.

L'amour n'étais plus non seulement dans mes yeux mais aussi dans ma conscience.

Par un soir d'été,le ciel était constellé d'étoiles et je m'étais retrouvée seule avec elle.

La confusion de notre apparence était telle que nous nous étions laisser bercer par une transe parfaite.

Sa beauté était d'une éclatante somptuosité qui embellissait toute la pièce.t_ec4c3c2619fd

Une douce effervescence envahissait mon esprit et mes yeux étaient noyés d'affection.

Elle me couvrait d'un regard impétueux et s'approchait légèrement pour me cueillir dans ses bras comme une fleur fraîchement éclose.

Un désir charnel et brutal montait en moi mais cette attente corruptible aiguisait la tentation luxurieuse que reflètait une partie obscure de moi-même.

Elle me dévorait de baisers,s'emparant de mes lèvres avec toute l'ardeur de sa passion.

Ses doigts semblaient effleurer partout à la fois,allumant un brasier sur leur passage.

Elle me dévétit avec une si grande tendresse qu'une étincelle embrasait ma chair et chamboulait entièrement ma lucidité.

Elle m'enlaçait soigneusement,me soufflant agilement dans le creu de mon oreille,sensibilisant ma fébrilité à la volupté.

Nous étions maintenant complètement nue,chaque parcelle de notre corps s'enflammait à la vie comme si ma propre chaleur fusionnait avec elle pour engendrer un être nouveau.

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Ses mains se promenaient sur mes fesses sans aucune retenue et elle éprouvait une délicieuse satisfaction à se sentir désirée et aimée.

Au contact de sa peau douce et attirante,je tremblais d'une émulation irrésistible,répondant avec fougue à ses caresses.

Tant de douceur emmergeait de ses yeux.

Je sentais une excitation indéniable se tendre vers elle me secouant d'un tremblement convulsif jusqu'au coeur de ma féminité.

J'étais complètement captive de sa léthargie bienheureuse.

Elle étais née pour avoir et donner du plaisir sublime et ultime.

Une pénétration délicieuse et monchalent de ses doigts dans le fruit voluptueux m'emportait au septième ciel.

J'étais entraînée dans l'abîme fructueuse du délice phramineux.

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Les vapeurs de l'amour embrumaient ma conception de penser et enfin,un sentiment de jouissance submergeait de ma fatuité de femme sereinement épanouie.

Ses yeux exprimaient silencieusement une émotion d'une profonde allégence et de plénitude.

Sa contemplation ardente faisait renaître la plus grande enthousiasme en moi,alors je glissais à mon tour une main furtive entre ses cuisses avec une délicatesse de poésie et de tendresse affinée afin de l'amenée dans un état d'attendrissement affriolente.

La pointe de ses seins s'érigeaient et se contorsionnaient tandis que son soufle devenait plus rapide.

Elle s'était confinée dans un paysage intérieure et le plaisir se lisait sur son visage.

Elle s'abandonnait au prélude agréable de la sensualité d'une femme avec une femme.

Elle frissonnait et frémissait à chaque intensité de ses émois.14

Je tenais ses hanches pour augmenter l'intimider du contact afin de prodiguer une caresse exquise au niveau de sa poitrine,éveillant en elle une vague de sensation brusque et véhémente.

Je faisais glisser consciencieusement mes mains autour de ses jambes en gouttant tout à la fois à la saveur de son sexe au contact de ma langue,lui procurant une montée de désir jaillissante.

Elle resserait son enlacement autour de ma tête,s'accordant au même rythme de ma langue humide au fond de sa cavité clitoridienne.

Une communion parfaite et sensuelle s'emparait de nos deux âmes et enfin elle libéra une jouissance si forte que ses soupirs transpercèrent la cloison pour se faire entendre de toute part.

Elle avait hurler sa joie avec délectation.

Par l'amour,le ciel avait embelli sa joie,elle était devenue l'amante que Dieu m'avait destinée pour toute une éternité et le spectre de la dévotion était lui aussi amoureux.

La passion avait rebondit vers l'amour et ce sentiment indescriptible venait se réfugier vers une tendresse immortelle.

Elle s'était blottit dans mes bras,tout contre moi en sombrant aussitôt dans un profond sommeil.20

La vertue mal employée devenaient un vice mais quand l'amour offrait tant de bonheur et d'exaltation,n'était-ce pas là l'ombre incontournable d'affection vraie et sincère!

Alors nous recommençâmes ses ébats éperduement et inlassablement,réveillant toujours nos pulsions et notre appétît sexuel vers une liaison grandissante.

Cette douce perception était inflexible et indélibile.

Le monde était ma conscience et la nature m'environnait,alors je ressentais la vie dans tout ce qui m'entourait comme non séparée de moi-même.

Je voulais être avant tout en harmonie avec mon existence et pouvoir ressentir que j'étais une moitié dans une notion plus vaste.

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Le fantasme était une fantaisie qui était parfois affriolente mais qui devenait souvent amère sous certains cieux.La qualité de ces plaisirs charnels était le partage affective des etres concernés en actes sublimes.

Mes pulsions étaient nées de la vie d'une étoile qui se résorbait parcequ'elles étaient transmuable.

Je voulais assurée l'équilibre physique et psychique de notre personne et de notre couple en atténuant et en embellissant notre décence et notre charisme dans ce temps qui s'étonnait,qui s'écoutait car le corps et la pensée ne faisait plus qu'un.

Nous nous aimions dès lors d'un amour inébranlable et inépuisable.

Un matin d'Automne,je revenais auprès de mon premier amour.

Nos retrouvailles sortaient de l'ordinaire et il me rendait grâce par la grâce et l'amour par l'amour.15792897_p

Sa tendresse était infaillible et sa chaleur me procurait une satisfaction irréversible et inlassable.

Pourtant,immense soit le monde sans limite,je sentais encore l'empreinte de douceur de ma belle aimée.

Je ressentais toujours son apparât et son odeur en moi et autour de moi.

Je pensais à elle inexorablement sans jamais cessé d'aimer pour autant l'autre aimé.

Et puis un jour,par un temps de pluie où le tonnère et les éclairs grondaient violement,elle m'annonçait qu'elle ne désirait plus de cette ambiguité car mon coeur était attisé entre deux.

Elle ne voulait pas être assidu à l'amalgame des coeurs brisés.

Ses paroles furent accablante mais ni les larmes ni les prières ne pouvaient plus désormais la ramener à moi.

Mes sens étaient dorénavant éteints,je m'étais mûrée dans une profonde amertume.16503214_p

Les colombes pleurèrent amèrement mon désespoir.

Lui,essayant en vain de me consoler,comprenant parfaitement cette situation inextricable mais ne pouvait en rien m'aider à guérir ce chagrin imperméable tandis qu'elle,malheureuse avant tout,déconcertée malgré tout,esquivait cette tentation d'une relation que je jugeais équitable en s'apitoyant sur un destin avide de blasphème et de disgrâce.

Elle s'était refusée le chemin que seul l'obstacle de la dérision faisait défaut.

Mon amour pour eux était pur,ma sincérité était démesurée et ma pensée incomprise.16870783_1_

Mon souhait s'arrêtait là,l'illusion s'estompait,troublée par une nuit où les étoiles avaient désertées l'infini du ciel,où les ombres effrayées par la clarté sobre sortirent de leurs repaires en dardant leurs langues.

L'étoile de la solitude s'était éteinte et moi avec elle.

Au delà des rêves où la réalité n'existe plus,où le temps n'est plus,je trouvais enfin cette paix tant espérer dans un royaume conquis par les étoiles qui n'étaient plus jamais seules.

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Là bàs,la solitude et la tristesse avaient été banni depuis des millénaires,pour toujours et à jamais...

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L'Etoile de la solitude - Chapitre 2

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Je savais bien que l'histoire ne me tolérait aucunement, j'étais comme une intruse dans ce monde.

J'étais rejetée sans pitié, si grande soit ma peine.

Très loin dans le passé, j'ai aimé, j'ai été blessé, j'ai souffert mais je n'ai pas oublié .

J'ai souvent voulu déchiffrer l'énigme de ma vie sans jamais y parvenir.

Je voulais constamment percer le mystère de cette destinée immaculée qui était pour

moi comme une terrible malédiction.

J'ai toujours lu ces signes avec désinvolture sans jamais les comprendre.

Une exaspération morbide et frustrante finissait inévitablement par détruire mes pitoyables illusions.

Pourquoi le destin restait-il aussi indifférent à l'appel désemparé d'un coeur blessé? qk7pne79

J'étais seule, incomprise de tous, je sentais irrémédiablement que ma liberté était proche et que mon passé se tournait vers la déchéance.

Tout là haut, le croissant de lune argenté flottait dans le ciel constéllé d'étoiles tandis que le siflement du vent et le gémissement des arbres glaçaient mes souvenirs en me rappelant ma tristesse.

Ainsi je décidais de quitter ce monde loin des mots et de la pensée amère des hommes.

Après un long voyage,j'arrivais au pieds de ces montagnes où rare sont les hommes qui y habitent.

Il me fallait continuer ce périple à pied et je savais que je devais être patiente et

courageuse pour arriver jusqu'au sommet

C'est étrange de voir cet endroit longtemps après ma naissance, des siècles avant que la corruption humaine emprisonne la terre et me pousse sur la voie de la dérision.

Etait-il encore possible que je puisse voir un jour la terre, être de nouveau restauré dans le pureté?

Le poids de l'éternité est immense et je pensais qu'il était facile de prouver nos valeurs en défiant nos rancoeurs.

Pourtant l'amour n'a pas de prix, le temps est indécis et le monde est oeuvré par l'incertain.

Il me fallait un certain temps ou plutôt des jours entiers pour arriver tout en haut de

ces montagnes au delà des spectres qui balayent les nuages couverture

Le temps passait et je continuais tranquillement vers ce que j'appellais:ma liberté.

Tout en poursuivant mon chemin, des souvenirs rejaillissaient de ma mémoire et ma pensée s'abandonnait dans une ineffable inquiétude.

Ils étaient enfouis au plus profond de mon coeur dans une douleur lointaine mais bien présente, embrumée de regret et de mélancolie

.

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L'Etoile de la solitude - Chapitre 3

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La nuit tombait, les dieux de ces montagnes freinaient leur ardeur avec sournoiserie.

J'avais de plus en plus froid, j'étais encore et toujours seule

J'avais peur de l'opacité, c'était comme si les ténèbres m'entouraient et semblaient m'ensorceller par leurs ombres et par leurs cris austères.

A l'image de la vie, l'air glacial des sommets eneigés, le temps n'était qu'insouciance.

" Ô Dieu cruel sans lumière,

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Le ciel n'a pas de paix sans mystère,

Et la terre jubile aux milles merveilles,

Se libérant dans un profond sommeil.

Les couleurs de ton âme est si belle,

Que la clarté des ténèbres me rappelle,

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Les rayons d'or émanant de son coeur,

Les pétales soyeuses infinies de couleur.

La rose merveilleuse, joyau de ma tendresse,

Hors du temps ravageur, elle était comblée de caresses."

Par cet instant, mon destin était neutre, ma vie avait été conciliée par la dure réalité inéluctable du désespoir et par delà les nuits où même les songes n'atteignent jamais les étoiles , ma léthargie s'écroulait là autour d'un feu, dans un profond sommeil.

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Les lueurs de l'aube si clairvoyant me réveillaient de ma catalepsie endolorie mais je n'étais plus seule.

A côté de moi étaient allongées deux jeunes femmes à la beauté resplendissante.

Comment étaient-elles arrivées là, par quelle sorcellerie et depuis combien de temps se trouvaient-elles si près de moi ?

Tant de questions et d'étonnement me rongeaient l'esprit.

Elles se réveillaient enfin et puis m'expliquaient qu'elles s'étaient perdues et n'ayant trouvé refuge décidèrent de continuer leur découverte jusqu'à ce qu'elles tombent sur moi.

Hésitant à me réveiller, se sentant protégées et assurées par ma présence et par le feu qui ne s'était pas encore éteint, elles avaient jugé bon de s'arrêter là pour la nuit jusqu'à ce que le sommeil envoya leur esprit au royaume des rêves.

Nous avons sympatisé et comme notre route était la même, nous décidâmes de continuer ensemble.

L'une d'elle se prénommait EloÏse, elle me rapellait étrangement à celle que j'avais tant aimée et celle pour qui je faisais ce long voyage.

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Les heures passaient et je me surprenais à ne plus penser à elle. Mon regard se dirigeait sans cesse vers EloÏse.

Comme elle, j'ai aimé un homme autrefois, notre amour était sincère et intense mais fantasque soit la vertue du monde, notre chemin se sépara. Depuis,l es hommes ont été bannis de ma vie.

Je m'étais tournée vers les femmes, mon amour était étreinte par l'une d'elle mais son âme s'en est allée pour l'éden, parmi les étoiles.

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Depuis, le poids de la culpabilité et de la souffrance m'obsède et m'affecte inéluctablement car c'était à cause de moi qu'elle n'y est plus.

J'avais refusé une relation qu'elle jugeait équitable, l'était-elle vraiment? Je ne le saurais jamais.

Les bourgeons luisaient, les rayons du soleil transperçaient les nuages pour éclairer les gouttelettes d'eau. Plus tard, un couple d'aigles virevoltait au gré des courants ascendant à la recherche d'une proie apeurée et sûrement cachée sous le taillis et les hautes herbes.

Les ruisseaux faisaient entendre leur bruissement paisible et furtif.

La nature reprenait vie et montrait toute l'étendue de sa beauté tandis qu'au dessus des crètes, la neige éternelle, mère des lieux,  manifestait leurs silhouettes étincelantes au monde d'en bas.

Epuisées, nous étions arrivées près d'un petit chalet situé entre deux magnifiques sapins surplantant toute la forêt.

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Posté par DRAGONMIRE à 23:23 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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