31 mars 2007
MES YEUX D'AVEUGLE
Ma vie d'adulte m'avait maintenue en dehors de moi-même dans une agitation constente comme si mon existence n'avait été qu'une somme de difficulté à résoudre.

Le temps passait mais ne m'apprenait rien sur l'avenir,une seule chose était sûre;une histoire ne peut se vivre qu'une fois,une seule fois dans l'éternité et celui ou celle qui la connaissait par avance était condamné à ne la vivre qu'en rêve.
J'employais donc ma fougue dans un rude labeur,pourtant mon esprit désorienté par la solitude et par l'absence de divertissement cherchait sans relâche de l'occupation comme pour continuer à se distraire de moi-même.
Cela faisait si longtemps que j'étais rester seul dans cet immensité obscure ou la réalité était synonyme de privation et d'abstinence.
J'avais maintenant mal,je ne saurai dire où mais il me semblait reconnaitre dans cette douleur insaisissable un très vieux sentiment ou plutôt une sensation.

*C'était comme si je marchais seul dans la rue,je n'avais pas tout à fais achever ma croissance.Les bourgeons luisaient au bout des branches comme du cristal à la venue du printemps.Un souffle de vent frais traversait l'air chaud transparent au moment où j'ouvrais la bouche et soupirais à l'unisson du monde.
Parfaitement heureux,mon dos était hérissé d'épines de soies,mes jambes étaient comme soudain vidées de leur sang,ni trop légères ni trop lourdes mais prête à s'envoler.

Je savais bien qu'avant d'avoir été créer,il y avait une sorte de néant mais qui n'était pas celui de la mort et lorsque j'essayais de suivre le fil forgé par le destin en remontant dans le temps,je finissais inévitablement par la perdre.
Le vide c'est le passé,le passé c'est l'oubli et la vie c'est l'avenir,il me fallait donc me tourner vers la vie.Or,il était si difficile de penser à l'avenir avec ce mal qui me décharmait et m'acheminait vers un fond neutre et impartial sur les lambeaux défaits de la réalité.Il n'y avait ni d'avant ni d'après mais plutôt un moment indéfinissable comme celui de l'endormissement.
Alors comment faire lorsqu'on a aucune image en tête?
Et puis au bout de l'avenir,n'y avait-il pas aussi la mort?
Le ciel avait beau éclairer,mes yeux d'aveugle demeuraient toujours dans l'obscurité.
La matière reflétait véritablement mon apparence à l'esprit et mon engouement n'avait qu'un passage vers un autre lieu,vers une autre frontière inconnue.
J'avais toujours eu l'impression d'avoir vécu en harmonie avec un peuple hostile.
Je délaissais peu à peu puis inaltérablement les dernières accomodements d'une existence accrochée aux reliquats de la matérialité.
Sous cette action putréfiante,je me hurtais à la nuit froide du dénouement total.
Je sentais irrémédiablement mon essence spectrale sombrer de plus en plus vers l'absolu ne répondant non seulement à plus de nécessité physique mais à un impératif moral.
Je percevais mes démons intérieurs se fondre dans la fournaise.
Non qu'ils eussent disparus mais n'avaient plus de forme.
Dans leur ubiquité indéfini,ils s'étaient répandus à travers mon corps tout entier;imperceptible mais présent faisant partis de moi à jamais.
Je finissais enfin par rompre définitivement avec la réalité d'ici bàs tandis que ma vacuité suprême accédait à l'être perçu,sensible et spirituel.

Je parvenais au seuil du vide éternel pour enfin me permettre de m'élever jusqu'à l'unique.
Je subsistais désormais dans la grandeur de l'austérité d'une dimension sublime et universelle.
Toute existence n'avait plus de limite et mes yeux pouvaient enfin dévorer et contempler l'image réelle de l'harmonie par un receptacle incorruptible.
Une vie sans faille,dépourvue de fantasque s'offrait à moi.
L'esprit uni par l'âme des prédécesseurs avait été attiré ici par le baptème final de la vie car l'acte avait été accompli et la force érogène...
27 mars 2007
REFLET BRULANT D'ETE
L'atmosphère était lourd,il faisait si chaud que mes vêtements étaient trempés de sueur et collant à ma peau.
Agacé et désemparé,je descendais une à une les marches me menant droit à l'ombre d'un cerisier.
Près de moi,deux silhouettes presque immobiles semblaient contempler au loin le vol des mouettes sillonnant sans cesse les vagues déferlantes;complices du vent.
Elles étaient là,à demi-nues,le teint couleur vermeille,les yeux bercés par le reflet clair et transparent de la piscine.
Je plongeais donc avec empressement au milieu de cette eau réchauffée par le soleil brulant d'été.
Brusquement,elles venaient me rejoindre pour rêpartir aussitôt s'étendre et se dessécher sous l'emprise de cette ardeur torride et incandescente.
C'est alors que se produisit une scène que je n'aurai jamais imaginer voir un jour.Devant mes yeux emmerveillés,elles commençaient à se caresser et à s'embrasser et je me sentais tout à coup gêné devant ce spectacle.
Elles enlevaient maintenant les seuls vêtements qui recouvraient leur nudité,dévoilant ainsi toute la beauté de leur corps.
Dénudé complètement,elles se laissaient enfin emporter par cette attirance visuelle qui était la leur.
M'auraient-elles oublier où se laissaient-elles fantasmer par le jeu de la séduction sous l'effet de cette canicule persistante!
Leurs mains si douce se proposaient de flirter avec leur poitrine majestueusement voluptueux.Elles se lèchaient mutuellement le bout des seins provoquant intentionnellement une décadence du corps,déchainées par de petits mouvements longs et brusques.

De petits cris sensuels et douces accompagnés de soupirs intenses laissaient paraître leurs excitations de désirs permanent.
Leurs visages étaient cachés par leurs cuisses et leurs lèvres cotoyaient leurs vulves.
Ne pouvant me résoudre à ignorer et à faire disparaître de ma vision cette souffrance ensorcellante,elles commençaient par se crisper et se contorsionner en tout sens sous l'effet foudroyant de la jouissance excquise et inouie.
Essouflées,elles s'allongaient là,le regard figé vers l'espace infini.Lentement leurs esprits s'évaporaient au comble du sommeil.
Elles semblaient respirer et sentir harmonieusement le parfum fascinant que dégageaient les fleurs de la lavande et du romarin.
Nues avec elles-même,elles me délaissaient avec cette vision éternelle d'un jour où l'amour,la vie et la beauté s'étaient entremêlés.

Assis au bord de l'eau éclatante et scintillante de la piscine,je laissais alors mon regard vagabonder vers l'errance.
Privé de tout espoir d'aimer et d'être aimer un jour par les deux femmes dont j'étais éperduement amoureux.Je savais maintenant que le désir pouvait attiser parfois l'étincelle du bonheur.
Tel était mon destin,mon avenir,ma vie...
PASSION D'UN JOUR
Rapidement le ciel s'obscurcissait,un vent tourbillonnant transportait dans son manteau glacial et enneigé une horde de flocons.
Une vague de frissons envahissait subitement mon corps devant le déchainement violent des éléments en furie.J'étais paralysé de stupeur et d'effroi.

Lentement,je sentais sa main si fine et si douce me caresser les cheveux.
Me prenant la main,elle m'emenait vers la cheminée où même le feu de bois avait du mal à me réchauffer.
Avec un tendre sourire,telle une marquise,elle se déshabillait et chaque vêtement tombant furtivement à ses pieds.
Elle s'allongeait sur le tapis,les yeux complètement fermés et commençait à se caresser le corps.
Elle prenait ses deux seins,les mettaient au contact de sa langue,les lèchaient puis les mordillaient.
Elle faisait ensuite pénétrer entièrement l'index et le majeur à l'intérieur de son Mont-de-Vénus humide et brûlant de désir.
Je sentais parcourir en elle les premièrs frémissements d'excitation.
Elle voulait absolument que je la regarde,que je m'emmerveille devant cette attraction lascif et faramineux,elle voulait aller au bout de ses fantasmes.
Malgré la bourrasque de neige et les rafales de vent qui persistaient dehors,un sentiment de chaleur intense et profond brulaient soudainement mon corps de toute part.
Je n'avais maintenant plus froid,j'étais comme un volcan qui s'embrasait devant cette divine beauté flamboyant de bonheur.
Enfin,elle libérait sa jouissance de femme dont la volonté était d'obtenir de nouvelles sensations au gré de divagations et de fantasques emprisonnés depuis trop longtemps dans une prison intérieure.
La nature et elle m'avaient montré toute l'étendue de leur puissance et de leur souveraineté auquelles je n'avais pu faire face.Après un profond soupire,elle s'était levée paisiblement et était partie sans un mot,sans un regard,juste un sourire narquois et ironique que dessinaient ses lèvres.
Et moi je restais là,intimidé et indiscible,ne sachant plus quoi faire et quoi penser.
Une chose était sûre,ce jour là mon destin était neutre et ce souvenir d'un jour resterait à jamais enfoui au plus profond de ma réminiscence,embrumée d'ensorcellement et de frénésie prohibé.












